vendredi 15 mai 2020

Vague est la seconde par Chantal RAJIC


On nous parle de crête
c'est le temps des crétins.
On marche sur la crête
aveugle sans son chien.

On connaissait la nouvelle vague,
on nous prédit une seconde vague,
sans aucun vague à l'âme
qui nous surprendrait comme une lame
rendant inutiles nos larmes
pour faire couler cette arme.

Esprits meurtris des tsunamis qui nous relient,
de la seconde vague n'oubliez pas les cris.

Réfugiés de la mer,
nous ne touchons plus terre.
Loin des océans
se cachent des vivants
qui fuient la pandémie
tout au long de la nuit.

Qui dispense la pandémie ?
le panda démuni
ou le dément maudit ?
vague est la seconde
où je l'écris.

Chantal RAJIC

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteure 

mardi 12 mai 2020

Prudence fait de sa vie une oeuvre d'art !


Prudence, née en 1963 en Normandie, est une artiste peintre plasticienne, photographe et poète. Elle vit et travaille en Provence.
Artiste autodidacte, née d’une famille modeste de parents ouvriers, elle est la dernière d’une fratrie de sept enfants. De tous ces bras autour d’elle qui l’enveloppe d’amour, son monde intérieur s’éveille dès son plus jeune âge avec au milieu de tout ce tendre monde aux bras articulés et désarticulés, il y a les livres, la musique et la nature. Ses rencontres. Ses inspirations lui viennent de là. Du cosmos. De l’humain.


Son très grave accident, un certain 1er avril, comme un pied de nez à la vie, le jour de ses huit ans, bousculera autant qu’il éveillera son monde intérieur. Elle vivra ce que l’on appelle l’Etat de Mort Imminente. En suspens entre le monde invisible et celui de la matière pour ensuite réintégrer son corps. Comme un tampon à l’encre noire, elle intègre et imprimera des couleurs nouvelles et d’autres formes dans son cerveau, dans une intime articulation.


Encore jeune enfant, ce fût sa rencontre avec Christian ALLE, artiste peintre plasticien, photographe, sculpteur et poète qui vit et travaille en Normandie . Créateur et initiateur de la revue NADA-ZERO, fanzines d’art postal et de mail art, il sera pour elle sa plus grande révélation. Un éveil pour Prudence qui sera déterminant dans son accomplissement et son langage artistique. Sa seconde naissance. Un parcours initiatique qui se cimente, qui les cimente à jamais. La devise de Christian ALLE, " l’art postal est ce qui vous passe par la tête et qui arrive par la poste " un voyage sans appel pour Prudence, sans billet retour.


Une autre période sombre et longue en pleine adolescence, entre hôpital et rééducation, viendra marquer à nouveau sa vie pendant cinq années de douleurs physiques et son psychique. Pour réapprendre à marcher et puiser la force nécessaire elle choisira comme résilience l’écriture, les livres et le cœur des blouses blanches. Sa survie.


Plus tard, elle retranscrira dans son art l’instant présent et son aura. Une offrande sans contrainte. Un mouvement que l’on croit envoler. Qui s’envole et se pose, se dispose, se décompose, se recompose. Voici son art. Elle est contre tout esprit didactique et dogmatique. Le contraire est pour elle un blasphème à l’art. L’art et le Moi, ou le Moi et l’art quand l’art à ses yeux n’est que prose. L’art se pose, se montre, se présente. L’art se dilate, l’art se devine puis s’envole. L’attendu dans l’inattendu dans un lieu commun. Une rencontre. L’éphémère d’un souvenir lointain que l’on découvre à nouveau. Sans contre indication.
Ce n’est que bien plus tard, à 21 ans qu’elle arpentera pendant trois ans les couloirs de l’école des beaux-arts de Cherbourg, en cours du soir de photographie. C’est en ces lieux qu’elle joue et se jouera de et avec la lumière et les ombres. Une autre rencontre, sans rideau ni pièce de théâtre. Saisir l’insaisissable, le transgresser pour SE transgresser. L’émerger pour et s’en émerger. Rendre vivant l’espace et l’objet. Rendre vivant ce qu’on voit sans vie. Froid, morne. Rendre visible l’invisible. Redonner vie. La lumière de l’esprit. De l’âme.


Artiste tellurique, Prudence suit les lois de la nature. SA nature. Chacune de ses œuvres est pour elle une transcendance, une transgression à elle-même. Une prière à genou et à la nature qui ne lui demande rien ; ni à elle, ni à personne mais simplement l’appel d’un hommage. Sans dieu ni maître, son langage pictural et protéiforme vous emmène en voyage, l’envie d’une communion.
Prudence est une exploratrice des arts plastiques et de l’âme humaine.
Son art est parfois doux, parfois brut, parfois violent, décomposé, ludique, sensuel, sexuel, musical, parfois sauvage, esthétique, arraché ; mais inexorablement gorgé de lumière même dans ses œuvres les plus sombres, dans leurs noirs les plus profonds. Elle peint, crée comme elle aime, comme elle n’aime pas, comme elle respire, comme elle meurt, comme elle donne et reçoit, emplie d’un torrent de spontanéité, toujours en mouvement. Son art est subjectif.


C’est une artiste Libre. Une sorte d’anarchiste de l’art ; des regards empiriques sur sa conception et son approche. Prudence bouscule, interpelle. Interroge l’interrogatif qui à son tour devient l’interrogateur, l’inéluctable, l’inopiné. On la perçoit mystique, elle passe son temps à démystifier ce qui est mystifiable. Sa douance fait d’elle une artiste à fleur de peau. Elle entre dans aucun moule ou plutôt se fond dans tous les moules. L’art relève pour elle du domaine de la Liberté, rien d’autre. SA liberté ? Ressentir, observer la vie en transparence, en biais, de long en large, en travers et même en raccourci. Une louange. Une direction empirique. Une empreinte. Laisser une trace. Un abandon à soi-même pour des instants de retrouvailles. Une rencontre. Une impression de la vie pour et sur tous supports et matériaux qu’elle utilise. Un chemin. Pur, ponctuel et ponctué d’incertitude. Vif, hasardeux pour un rendez-vous commun.


Et si au hasard d’une rencontre, d’un chemin de vie, vous rencontrez Prudence, et si … et si … et si …
Et si vous lui demandez : « Prudence qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Ou allez-vous ? Que cherchez-vous ? Qui priez-vous ? »

Elle vous répondra alors qu’elle a accouché de la nature, comme vous. Que sa venue au monde était tout autant probable qu’improbable qu’est la vôtre et qu’elle ne va nulle part en particulier. Elle vous dira qu’elle n’est qu’un cri, comme vous. Un cri de la nature, du cosmos, de la Vie, comme vous. Elle vous dira qu’elle ne cherche rien en et de particulier dans son laboratoire intérieur. Prudence trouve. Elle se soumet par transparence à un langage de façon bien inné. Une émotion. Elle vous dira aussi que nous sommes tous des « spécialistes » en location.
Sa prière ?, un chant. Un Gospel très Jazzy.


Mis en ligne avec l'aimable autorisation de Prudence Peintre Plasticienne 

dimanche 10 mai 2020

Covid-19...en mai fais ce qu'il te plait !

Interview exclusive du Professeur Jean-Pierre RUPIN*, médecin des pauvres



"Je souhaite modestement apporter mes observations sur la crise sanitaire.
Je constate que sur le territoire où j'habite les gestes barrières ne sont pas respectés.
Port du masque minoritaire dans les rues et dans les grandes surfaces, 
faire ses courses en groupe où en famille (c'est normal les salles de spectacles sont fermées), 
boire des bières dans la rue (c'est normal me direz-vous les cafés sont fermés).
La distance de sécurité de 1 mètre n'est pas respectée, ne parlons pas de celle de 2 mètres qui est préconisée par l'OMS.

L'esprit frondeur des français que l'on a qualifié de gaulois réfractaire s'adapte mal à la discipline, au civisme, à l'engagement citoyen tout simplement. Rien à voir avec la Corée, la Chine, le Japon...
J'en veux pour preuve le fait que sur les réseaux sociaux, il y a des opposants pour le port du masque et des gants le jour du déconfinement le 11 mai.
Il y a déjà des opposants au futur vaccin du Covid-19 alors qu'il n'a pas été inventé !
Cela démontre, comment la paranoïa de masse peut bouleverser une société, et notre société est en péril.
Nous sommes face à un trilemme : SANTE, ECONOMIE, LIBERTÉS, qu'allons nous sacrifier ?
Le MEDEF, se frotte des mains, plus le volant de chômage augmente, plus les salaires se négocient à la baisse.

Que dire de la conceptualisation hétérogène de nos dirigeants !
Nous avons eu l'Ancien Monde et le Nouveau Monde, (sans oublier la Vrai Vie), aujourd'hui nous avons le Monde d'Avant et le Monde d’Après...
Ce ne sont que sornettes et billevesées des manipulateurs des masses laborieuses, pures chimères d'anticipation.
Sommes -nous dans un film de Sciences Fiction ?

Ce qui est clair, c'est que nous ne voulons plus de votre Monde, du tourisme de masse, de l'utilisation des énergies fossiles, de l'utilisation des transports à des fins uniquement commerciales et dommageables pour la planète, du travail comme esclavage moderne, du consumérisme pourvoyeur financier du capitalisme, de la consommation comme seule possibilité de plaisir...
Au 11, mais..."


Déconfinement à la française, les femmes et les enfants d'abord !


*Le Professeur Jean-Pierre RUPIN est épidémiologiste et anthropologue spécialisé dans le néandertalien. 
Art-thérapeute spécialisé dans la grotte de Lascaux (RNCP art-thérapie rupestre)
Spécialisé en sémantique de la Nov'langue !

J'avais demandé la lune...par Chantal Rajic


L'esprit de la lune


J'avais demandé la lune,
j'avais demandé des pierres,
j'ai obtenu des pierres de lune.

Derrière le rideau des paupières
le voile de la lune
dévoile ses mystères
aux âmes de la terre.

Sous des rides d'eau
brillent des lumières de pierre.
Je les contemple chacune
ce sont des pierres de lune.

Chantal

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteure

lundi 4 mai 2020

La lyre des délires par Chantal RAJIC


Le confit ne ment pas
(cuisson à l'étouffée)

Je n'étais pourtant pas une adepte du confit de canard, 
ni des fruits confits et encore moins de la confiture 
quand soudain
le gouvernement, les scientifiques et toute la sphère médicale autorisée
 nous parlèrent finement du confinement.
Ils en parlèrent tellement, torturant notre esprit, jusqu'au point d'en être déconfit.
Notre horizon se limitait, nous réduisant à l'état de cobaye humain de laboratoire 
tournant et retournant dans notre petite roue intérieure.

Que voulait-il apprendre de nous 
par un confinement permanent,
un confinement persistant,
un confinement perturbant,
un confinement perfusant ?

Le confit ne ment pas,
il mijote, il chuchote
à petit feu dans la cocotte
une chanson évasive d'évasion
pour limiter ses émotions
effacer ses passions,
juguler la peur
avant qu'il ne meurt,
d'un cri étouffé d'horreur.

En mélangeant ses souvenirs
accompagnés des lyres du jour
se révèlent et se réveillent 
des contes très anciens :
"La pagode du pangolin malin"
"la chaumière de la chauve-souris amie"
Inspiration et intuition débordèrent en fusion
divaguant sur les vagues d'un galion
jouant sur la lyre des délires. 

Sous un ciel étoilé,
un confiné s'est évadé.

Publié avec l'aimable autorisation de Chantal RAJIC

SONNETS par Prudence Peintre Plasticienne



L'âme à sa musique si le coeur veut bien l'entendre,
Nul besoin de labeur que le *ciel au repos dénudé,
Habille d'éternel amour pour qui veut bien s'étendre,
Dévidant à sa couche sous les plis du drapé.

L'amour à tout espoir pour un regard d'Ange,
Comme naît le bourgeon sans en connaître la rose,
Comme l'aveugle éberlué aux yeux de Michel-Ange,
Des chemins affranchis et clairs osant la pose.

Prenez fleuris mes doux sonnets chantant,
Comme le spectre amoureux de la main qui se penche,
Comme les vagues sous le navire au loin dansant,
Comme les champs qui naissent de pervenches.

Les silences et les regards alors,
N'auront d'ombre que la lumière et l'or.

Surtout, prenez bien soin de vous.
Prudence Peintre Plasticienne
2002

* Dans le texte *Ciel "Esprit"

Publiés avec l'aimable autorisation de l'auteure

mardi 21 avril 2020

L'amour des Corbières par Jean-François Gauldrée

Albas est une fête.*


-Aujourd'hui c'est l'été !
 Une fête se prépare dans notre joli village toujours délicatement fleuri, les organisateurs et
bénévoles s'activent alors que les premiers participants du rallye des tacots arrivent, moteurs
vrombissants et chromes rutilants. Ces belles autos surgissent d'une autre époque, la place du
village, parée pour l’occasion, a peine à les contenir.

 Le badaud que je suis, déambule au beau milieu de ces splendides équipages. Je vais de çà de là, observe, découvre avec émerveillement, converse avec les heureux propriétaires. Mon attention est particulièrement retenue par une Citroën des années 20. Son possesseur et sa charmante épouse ont revêtu pour l'occasion des habits de la belle époque. Chapeau haut de forme, redingote, robe à dentelles et ombrelle. Quel beau couple ! Je m’approche d’eux. Les présentations d'usage faites, avec beaucoup de sympathie, Raymonde et Francis me convient à prendre place à bord de la curieuse petite voiture jaune.


Un délicat parfum émane des sièges en moleskine de l'habitacle de la voiture.
- Dites-moi, Raymonde, n'est-ce pas curieux cette odeur de jasmin ?
Raymonde m'avoue, alors, que lorsqu'ils avaient découvert cette voiture oubliée au fond d’ une
grange, ce doux parfum l’avait étonnée...et ravie !
- Je ne suis pas surpris, les Corbières sont un pays bien mystérieux où l’on s’entoure de lumières qui ombrent tout de bleu cru et de gris bleu, nous font rêver.

 Soudain, d’un micro, une voix puissante et joviale, nous invite à rejoindre les équipages pour une balade à bord des véhicules participants. Ce charmant couple m’invite, je ne me fais pas prier, et prends place. Chapeau vissé sur la tête, lunettes de protection et gants de cuir, Francis, notre chauffeur, en un tour de manivelle démarre son engin.
 Et c'est dans les soubresauts de cette mécanique centenaire que nous ouvrons la route.
Telle une locomotive lancée sur les routes sinueuses des Corbières, la petite Citroën jaune chemine fièrement avec son cortège de « wagons » qui se balancent de virage en virage.
Il me semble voyager dans le temps, une autre dimension, et c’est agréable.
Les genêts odorants nous escortent, la garrigue desséchée par le soleil brûlant dégage un fort parfum d'herbes aromatiques, mélange subtil se confondant avec l'essence du pin.
Nos aventuriers motorisés, bras à la portière, s’enivrent de ces puissantes fragrances.
Par cette chaleur, la faune se tient à l'abri, et j'ai une pensée délicate pour notre berger, Virgile, parti en transhumance vers une terre plus hospitalière pour son troupeau durant la période estivale.
 Au chant des cigales, notre convoi poursuit sa route, traverse la vigne accrochée aux cailloux,
pénétrant chaque faille, imprégnant de ceps noirs au feuillage encore tendre la terre ocre.
Quelle magie !

 De retour au village, les joyeux participants sont accueillis par Monsieur Montlaur, notre Maire
qui préside une cérémonie d'ouverture des fêtes de l'été et nous tient un discours de circonstance fort apprécié par l'assemblée.
 Installé confortablement, à l'ombre des platanes, auprès de mes nouveaux amis, parmi les
convives, je me régale, quel repas ! Nous échangeons, notre amour des Corbières et notre intérêt pour certaines célébrités y ayant vécu, tout aussi passionnées que nous.
A ce sujet, Raymonde et Francis m’apprennent qu’ils possèdent, à Leucate, la maison de Caroline, la grand-mère de G-J Arnaud, l’auteur à succès des « Oranges de la Mer » ainsi que « Les moulins à Nuages ». Ils m’ y invitent ! C’est promis, à l’automne j’irai leur rendre visite.

Nous sommes le 7 juillet, le cers fait danser les cimes des cyprès et virevolter les feuilles des
platanes de la place.
Une bien belle manifestation artistique majeure dans les Corbières se prépare, c’est l’Art Caché.
De nombreux artistes de renom, peintres, sculpteurs, plasticiens sont invités durant le week-end à exposer leurs œuvres dans les ruelles, courettes, terrasses ou jardins fleuris de notre village qui livre ses beaux secrets. Malgré une chaleur accablante, une multitude d’esthètes ont la joie de déambuler dans cette galerie à ciel ouvert. Au gré de leur pérégrination, parfois, à leur plus grande surprise, au détour des venelles, des troubadours ambulants captivent leur attention alors que sur la place du village, les bénévoles s’activent dès les premières heures aux fourneaux, afin de combler les nombreux épicuriens. C’est que l’art de la table, importe ici, devient un art de vivre.

Et l’art de vivre !
Nos amis belges le cultivent et aiment le partager. Chaque 21 juillet, Albas l’européenne, se pavoise aux couleurs du royaume. De tout horizon les vacanciers et résidents affluent sur la place pour déguster le traditionnel « boulets- frites » copieusement arrosé de bières artisanales, belges comme il se doit ! Et c’est en musique, au « flonflon » de l’accordéon que l’on valse jusqu’au petit matin. «- Chauffe Marcel, chauffe » comme aurait aimé le dire le célébrissime Jacques Brel.

 Mais l’été à Albas c’est aussi le quatorze juillet dignement fêté. A la cérémonie succède un
apéritif pantagruélique dont les saveurs, l’originalité sont l’œuvre de Martine et Denis. Le soir,
savoureux repas et danse.
Festoyer, danser encore fin juillet, fête officielle du village, et le quinze août. Que dire des multiples concerts de haute tenue qu’abrite notre humble église de campagne, à l’issue desquels on soupe avec les artistes, occasion rêvée de rencontre inoubliable.

Le petit peuple d’Albas ne se lasse jamais de partager la joie de vivre, célébrant l’été…
Alors que la feuille de la treille change de robe pour revêtir celle de l’automne, le vigneron
entend chanter dans son foudre un raisin pétillant, et comme promis, je retrouve à Leucate dans la maison de « Caroline » Raymonde et Francis. Cette maison a su garder l’authenticité de son
charme d’antan et nous évoquons l’inauguration de Leucate plage en 1922. La magie opère, cette maison a une âme, c’est sûr ! j’entends le piano de Camille, le fils musicien de Caroline, lequel animait des croisières en Méditerranée sur le paquebot « La Reine Blanche », comme en
témoignent les multiples cartes postales qu’il lui expédie du Maroc, d’Athènes, du Caire...
Camille aurait rencontré à chaque escale, où qu’elle soit, une belle toujours vêtue de blanc,
parfumée au jasmin. Hélas leur amour était interdit. Le chagrin, la maladie emportèrent Camille.
Au soir de ses funérailles, on vit sur la place du « Brigantin » une dame blanche errer… avant de
disparaître au volant d’une fringante Citroën jaune dans un sillage floral.
 Face au mystère, il en est des sensations comme des parfums qui peuvent rester intemporels.
 Jean-François Gauldrée.

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean-François Gauldrée.


*Albas, village remarquable, se trouve au sud-ouest de Narbonne, entre Lagrasse et Durban des Corbières, au pied du Mont Tauch. Ses alentours proposent des paysages tourmentés dont le fameux géosynclinal d'Albas, Des œufs de dinosaures y ont été trouvés, côtoyant de nombreux fossiles.