lundi 26 septembre 2022

La grande arnaque des retraites.

 


L'allongement de plusieurs années de travail pour partir à la retraite est un non sens !

Pour deux choses, d'abord nous savons tous qu'à partir de 60 ans, la majorité des travailleurs sont usés et malades.
Ils développent des cancers, des AVC, des troubles musculo-squelettiques dus à la pénibilité et des dépressions sévères. Le résultat de toutes ces pathologies, c'est que les plus de 60 ans n'ont jamais le nombre d'anuités pour avoir une retraite à taux plein.
Ils vont d'abord être en longue maladie, puis mis en invalidité où passent par la case Pôle Emploi pour atteindre l'âge légal de départ à la retraite fixé aujourd'hui à 62 ans pour 42 annuités travaillées.
Cette mise en stand by des séniors à un effet pervers puisqu'il bloque les jeunes entre 20 et 25 ans d'accéder à un premier emploi.

Deuxièmement, l'argument de l'allongement de la durée de vie ne tient plus !
De récentes études en Amérique du Nord et en Europe montrent que la durée de vie a reculé de 2 ans et demi. Les causes sont multiples, le stress, les licenciements, le climat et la pollution, etc...
L'allongement de la durée de cotisations à 64 où 65 ans pour avoir une retraite à taux plein est un leurre.

En conclusion :
Tous les politiques de droite comme de gauche, toutes les personnes qui exercent le pouvoir en France essayent de nous vendre que l'allongement de la durée de cotisations est nécessaire à n'importe quel prix. 
Je pense qu'ils espèrent en leur for intérieur que nous puissions mourir avant de toucher la retraite et l'épargne de toute une vie !

Jean-Louis AGUILAR / retraité militant


samedi 28 mai 2022

J'irai vous rencontrer et dormir chez Ivanka !

 

C'est l'histoire d'une vraie amitié qui est née en septembre 2020.

Je rencontre Ivanka pour la première fois dans le cadre de mon projet pour rapprocher les peuples.

Elle me raconte son histoire, elle est bulgare et à l'âge de 27 ans elle vient sur la Côte d'Azur et tombe amoureuse de la France. Depuis elle vit et travaille à Saint-Laurent du Var qui jouxte la ville de Nice.

Pour ce premier repas, elle a concocté des spécialités bulgares, tzatziki et moussaka, un régal !

Et ce qui est notre point commun, c'est qu'elle est artiste et qu'elle termine des études d'art-thérapeute.

Après deux ans de pandémie et d'enfermement, je reprend la route est décide de revoir Ivanka.


A l'amitié franco-bulgare !

Retrouvailles avec Ivanka en mai 2022, je décide cette fois de l'inviter au restaurant car je ne suis pas un squatter mais un pèlerin de tous les possibles !

Ivanka a ouvert son cabinet d'art-thérapie et de psychothérapie et cerise sur le gâteau elle s'est mise à la course à pied. Cela me fait d'autant plus plaisir que je suis un vieux marathonien. 

Visite du bord de mer à Saint-Laurent du Var


Rendez-vous est pris, quand Ivanka passera par Béziers, elle est invitée à la maison.
Remerciements et gratitude à Ivanka pour sa gentillesse et sa disponibilité .

Human Road Kangoo Tour Project
Si vous aussi vous voulez participer à ce projet écrivez moi à jlaa.artiste@gmail.com et aussi sur Facebook Human Road Kangoo Tour Project / https://www.facebook.com/groups/HRKTD

Jean-Louis Aguilar-Anton / Art'Blogueur
et pèlerin de tous les possibles !






dimanche 8 mai 2022

J'irai vous rencontrer et dormir chez Cathy et Christian !

 

Avec Cathy et Christian

Après deux ans d'arrêt forcé pour cause de pandémie, l'Human Road Kangoo Tour Project reprend le chemin non pas de Compostelle mais celui de l'amitié, de l'hospitalité et de la fraternité.

Ceux sont les valeurs que je défend entre autres mais aussi c'est une croisade contre le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme.

Cathy et Christian habitent dans le bordelais, ce qui n'est pas pour me déplaire car j'aime déguster du bon vin. Ils m'accueillent pour la troisième fois toujours avec la même gentillesse.

Le matin, nous sommes allés visiter le cabinet d'art-thérapie de Cathy. Elle reçoit surtout des enfants, avec comme pratiques l'art-thérapie et la musicothérapie.

Cathy Guilbert-Vermis consulte à Langon.

Si vous aussi vous voulez participer à ce projet écrivez moi à jlaa.artiste@gmail.com et aussi sur Facebook Human Road Kangoo Tour Project / https://www.facebook.com/groups/HRKTD

Jean-Louis Aguilar-Anton / Art'Blogueur


samedi 26 mars 2022

New stage Méditation & Mandala

 Stage de Méditation & Mandala les 30 avril et 1er mai 2022


L’Association de Recherche en Arts et Thérapies vous propose

Un stage de Méditation et de Mandala thérapeutique

30 avril et 1er mai 2022


Matériels nécessaires pour le stage :

Une tenue adéquate (ex : jogging )

Zafou, coussins, plaids, tapis de relaxation


Samedi 30 avril 2022

9h30-12h30

Accueil café : présentation du stage

Méditation bouddhiste, de pleine conscience, de pleine présence, mindfulness…

Méditation laïque et spiritualité laïque 

  • Méditation thérapeutique

Comment la méditation peut s’intégrer dans une psychothérapie ?

  • Les états de la conscience modifiée

La posture du méditant

L’assisse

De l’intention à l'attention, de l'attention au renforcement de la concentration

Méditation avec objet : le souffle

Eveil musculaire + Atelier de Méditation 

12h30-13h30 Pause-repas 

13h30-17h30

Eveil musculaire + Atelier de Méditation en plein air 

Marche méditative, bains de forêt, arborétothérapie

Film « Les étonnantes vertus de la Méditation »


Dimanche 1er mai 2022

9h30-12h30 

Accueil café : présentation du stage

Eveil musculaire + méditation 

Le Mandala thérapeutique

La technique et le cadre thérapeutique du dessin centré

Atelier de mandala thérapeutique

Atelier de relation d’aide pour personnes douloureuses, anxieuses, dépressives…

Techniques utilisées : éveil musculaire, relaxation, cohérence cardiaque, méditation

12h30-13h30 Pause repas 

13h30-17h30

Eveil musculaire + Atelier de Méditation en plein air 

Marche méditative

Land art et Mandala

Cours théorique :

Méditation et neurosciences

Psychosomatique et médecine globale


Bilan de fin de stage


Formateur : Jean-Louis Aguilar  / Art-thérapeute

Infirmier des Hôpitaux (IDE)

DU « Psychiatrie, psychothérapies médiatisées et créativité »

Certificat de Praticien en Art-thérapie

Certificat de Praticien en psychosomatique et relaxation

DU « Médecine, Méditation et Neurosciences »

Président de l'ARAT


Horaires de la formation de 9h30 à 12h30 et 13h30 à 17h30 

Lieu : 9, rue Julien Imbert 34500 Béziers

Contacts :

JLAA / Art-thérapies / Formation

jlaa.artiste@gmail.com

Port. 0683595110

Tarifs : 300€ 

Ce tarif comprend les pauses-café et le matériel pédagogique.

Groupe de 5 personnes maxi.


Les inscriptions ne sont effectives qu’à réception de votre bulletin d’inscription accompagné de votre chèque d’arrhes de 100€ avant le 15 avril 2022.

Bulletin d’inscription :

Nom :

Prénom :

Adresse :

Mail :

Téléphone :

Bulletin d’inscription et chèque à :

Jean-Louis Aguilar

9, rue Julien Imbert 

34500 Béziers


JLAA / ART-THERAPIES / FORMATION

Enseignant-Art-thérapeute-auto-entrepreneur

N° de Siret 82969583200016

Association ARAT N° de Siret 53384433800012

N° de prestataire de formation professionnelle continue 76340938134 


Le Mandala ou dessin centré

dimanche 18 juillet 2021

Marché de l'Art-thérapie ou Art-thérapie de Marché ?

 


La fin d'un rêve pour une art-thérapie vraiment thérapeutique !


Jeux et réalités !


La musique


Artisanat et bois flotté


Peinture et Mandala


L'art-thérapie réduite à une kermesse pour les fidèles !

Voilà le triste constat que j'ai pu faire en visitant Lamalou dans l'Hérault, le 10 juillet 2021.
Avec une fois de plus les confusions entre art, artisanat et art-thérapie pour arriver à l'éternel raccourci  : l'art est thérapeutique.

Arts terre happy dans le meilleur des mondes pour une art-thérapie commerciale avec son marketing et son marchandising alléchant.

Art-thérapie et business-thérapie ouvrent le champ des gourous et des charlatans sauveurs providentiels pour toutes les personnes en souffrance.
Des personnes qui deviennent ainsi les victimes de ces charlatans ont la particularité de remercier le maître en lui disant : "vous êtes une bonne personne" ! 

La seule façon de faire cesser cette mascarade, c'est la création d'un Diplôme d'Etat d'Art-Thérapeute (DEA-T).

Un Diplôme, Un Métier, Une Profession 

Le Diplôme permet la reconnaissance du métier d'art-thérapeute en tant que soignant.

Le Métier peut se fédérer autour d'un syndicat démocratique pour la défense des art-thérapeutes.

La Profession se retrouve autour d'un code de déontologie UNIQUE et propose un ordre des art-thérapeutes.

C'est de cette façon que se construisent les métiers en France, arrêtons de nous comparer avec les art-thérapeutes de l'étranger (Suisse, Québec, Angleterre, Suède, etc), ça ne sert à rien.

Jean-Louis Aguilar-Anton / Art'blogueur
DEI
DU "Psychiatrie, Psychothérapies médiatisées et Créativité"
DU "Médecine, Méditation et Neurosciences"
Certificat de Praticien en Art-thérapie
Certificat de Psychosomatique
Président de l'Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)
Directeur du Comité de Recherche en Art-Thérapie (CRAT)
Membre de la SIPE-AT



dimanche 22 novembre 2020

Un HOLD-UP de la pensée !


 A propos du film "HOLD-UP"

Voilà un film qui n'en est pas un, c'est un  habile montage par un homme de l'art !
En effet, le réalisateur Pierre Barnérias n'en est pas à son coup d'essai. Il est connu d'abord comme journaliste caméraman puis progressivement il a plongé dans la sphère conspirationniste et ésotérique.

Son docu ne cite jamais ses sources.
C'est une succession de graphiques sans sources aucunes, ce qui a pour résultat de n'être en rien scientifique et encore moins déontologique.
Des personnalités se succèdent endossant le rôle d'experts mais parlent d'un domaine qui n'est pas le leur.
Exemple une sage-femme qui parle des Ehpad, c'est un tantinet anachronique, pourquoi ne pas inviter une infirmière ou une aide-soignante pour en parler ?
Autre particularité, c'est qu'il n'y a pas de contradicteurs, tous parlent dans le même sens, celui de Pierre Barnérias.

Il se développe sur les réseaux sociaux et ce docu en est la preuve, des fake news, des infox, de l'intox souvent en lien avec la "fachosphére".
Le problème et il y en a un, c'est que les personnes relaient ces infox sur leur réseau en pensant qu'elles détiennent à coup sûr la vérité.

Restons vigilants, ne cédons pas à la peur voulu par les les idéologies complotistes.
Restons vigilants, ne cédons pas à l'état, aux idéologies religieuses, conspirationnistes et politiques.

"Vous n'aurez pas ma liberté de penser !"*

Jean-Louis Aguilar-Anton

Sources : *Florent Pagny

jeudi 20 août 2020

Le temps d'un souffle par Chantal Rajic

 

Le temps d'un souffle

Le temps s'est arrêté

comme une montre délaissée

 sur une étagère encombrée. 

Ce petit instrument 

qui dicte nos instants

d'un geste mécanique

a suspendu le temps

comme une relique.

C'est le temps de l'espace

et de la parenthèse

qui s'invite à son aise.

C'est le temps encerclé

par une prothèse

coulée dans la glaise.

C'est le temps envolé

des jours évaporés.

C'est le temps disparu

chassé dans les rues

d'une rafale de vent

 au souffle anesthésiant.

C'est le temps qui invente

et vante les heures perdues

aux mondes inconnus.


Chantal RAJIC

A la lumière du vide par Chantal RAJIC

 A la lumière du vide...


Quand ils retirèrent leurs masques,

il n'y avait plus rien.

Le bas de leur visage avait disparu.

Ils ne pouvaient plus parler,

ils ne pouvaient plus crier,

ils ne pouvaient plus créer.


Leurs yeux regardaient le vide,

le masque avait tout emporté.

La vie rusée, derrière un virus

s'était métamorphosée.


leurs mots muets absorbés

étaient restés prisonniers.

Ils pouvaient toujours penser

et mieux contempler

le vide de leur destinée.


Dans la nuit des yeux silencieux,

s'ouvre et se ferme comme des coquilles

le regard des jours heureux.


A la lumière du vide

le vie semble plus limpide.

le vide c'est un pont,

le pont de l'imagination.


Chantal RAJIC

vendredi 10 juillet 2020

J'irai vous rencontrez et dormir chez vous !

HUMAN ROAD KANGOO TOUR se déconfine !


Vous connaissez maintenant mon projet d'aller à la rencontre de l'autre et à la rencontre de soi !

C'est un projet que j'anime depuis 4 ans pour diffuser une autre façon de se rencontrer.
Différente de ce que que j'observe sur les réseaux sociaux qui nourrissent beaucoup de transferts de haine.

L'argument : pouvez-vous accueillir un étranger chez vous ?
Les réseaux sociaux et internet proposent-ils une véritable rencontre ?
Est-ce que la communication se réduit à une prolifération de moyens techniques et technologiques de communication ?
La convivialité,  n'est-ce pas "le vivre ensemble", puisqu'il s'agit de s’asseoir autour d'une table pour partager des mets dans la plus grande tolérance des idées.

La règle du jeu : accueillir un étranger (moi) chez vous pendant un jour et une nuit !
De prime abord, ça a l'air d'une galéjade mais c'est beaucoup plus profond.
A la rencontre de l'autre et à la rencontre de soi, sans exclusions et sans peur de l'étrangeté de l'étranger. Une manière de partager l'amitié, l'hospitalité, la convivialité d'un repas loin de la virtualité du web.

Au risque de la rencontre ...vivre ensemble !
Loin des réseaux virtuels, que l'on nomme "sociaux", mais qui sont plus (pour moi) sur le versant de la sociopathie que de la sociabilité, j'essaye d'atteindre votre part d'humanité !

HUMAN ROAD KANGOO TOUR, c'est ma façon de lutter contre la peur de l'Autre, de l'étranger, du migrant.
De dire non au racisme, à la xénophobie, à la censure , à l'exclusion...

Contactez-moi et invitez-moi, par mail à : jlaa.artiste@gmail.com

Une autre façon de voyager !


samedi 30 mai 2020

STAFFME : Quand le "progrès"​ réduit les plus faibles à une forme d'esclavage moderne!


Par Elvire Daudigny del Fondo
Dirigeante d'un cabinet de recrutement et d'un organisme formation / Métiers du document et des RH.

Mon fils me contacte hier, il vient de s'inscrire sur une plateforme collaborative "Staffme". Il s'agit d'un site mettant en relation des entreprises avec des jeunes "qualifiés et compétents" à la recherche d'un "job".

Si l'idée est intéressante, je suis étonnée d'en comprendre la forme. En creusant.... je découvre qu'il s'agit encore une offre d'uberisation du marché du travail : les jeunes sont auto-entrepreneurs, les entreprise paient une facture!

A quel prix? 16,5€/heure pour l'entreprise à qui on promet la mise en relation avec des jeunes "qualifiés". En margeant de 20%... il reste 13,2€/heure brut!! soit 10,29€ net. Transport, panier aux frais du "Staffé". Pas de chômage, pas de mutuelle, de prévoyance... Aucune protection en cas d'accident de travail...

Sachant que le Smic coûte 10,15€/heure + 13% de charges. (Si la convention de l'employeur impose un 13ème mois... c est plus cher..)!

L'entreprise fait le choix du prix et se dégage de ses responsabilités d'employeur. Il devient "client", consommateur d'une ressource humaine.

Il a été proposé à mon fils une mission à 1 heure de la maison Pour 13,2€/heure soit 10,29€ net ... pour vendre des masques et des visières. N'est-ce pas cynique? Vendre des protections sans être protégé. Ni indemnité transport, ni couverture sociale!

Nombre de témoignages rapportent des délais de paiement très longs pour les jeunes, le pompon!

Cette crise sanitaire met en lumière les aberrations d'un monde que nous avons construit qui facture notre société. Le site promet à ces jeunes l'eldorado de la liberté. Il vante un statut qui leur permet... (source du site):

- D’être flexible (tu es ton/ta propre patron/ne), 😎

- D’être libre (tu peux travailler dans n’importe quel domaine) 🌠

- De recevoir toujours tes aides à côté (bourse, allocations chômage…) 💸

- De le cumuler avec un contrat en CDI, CDD, apprentissage, stage…. 🚀

En plus, il est gratuit, rapide et simple à créer (15 à 20 minutes) 😃

Travailler plus pour gagner moins sans filets!

Je suis sidérée que voir que cette structure existe depuis 2016, ils ont lévé 3M d'euros et osent annoncer qu'ils proposent du "travail temporaire". Pour avoir travaillé dans l’intérim, je m'inscris en faux devant cette revendication. Le Travail Temporaire couvre les salariés; il n'existe pas de différence de régime entre le collaborateur de l'entreprise et l'intérimaire . Le cadre est précis, protecteur.

Cette forme d'emploi ne porte pas son nom; il s'agit juste d'une forme moderne d'esclavage.

Je tremble à l'idée que ce "post covid" ne plonge les employeurs dans un réflexe de recours à ce type d'organisme au nom de la crise. Si je suis la première à revendiquer la nécessaire évolution du cadre du travail, à regretter le manque de flexibilité que le législateur propose aujourd'hui, je refuse en bloc un modèle d'économie sociale qui ferait de nous les architectes d'un bond en arrière où les plus faibles grossiront les rangs des soupes populaires.

Sources :
https://www.linkedin.com/pulse/staffme-quand-le-progr%25C3%25A8s-r%25C3%25A9duit-les-plus-faibles-%25C3%25A0-elvire/?trackingId=vDnzMJnLIf9am6Bp%2FMx18g%3D



mercredi 20 mai 2020

Princesita de Kaulille


De un rubio 
que los trigos no pueden admitirlo !
En los bosques de pinos rojos
tu eras la hada amada
de la poblacion.
Tu risa es un encanto
y el aire, claro y sereno
nos aliviaba de nuestros fracasos.
Tu sufristes en la aguas
y tu padre te salvo !
Pronto empeso el viaje 
de tu vida
y volando por el mundo
tu lo descrubistes
Gloria !
Prosit !

Lehaïm ! - A la vie !

Jean-louis Aguilar-Anton
Art'blogueur

lundi 18 mai 2020

VERS LA MAISON JAUNE par Christian Alle

VERS LA MAISON JAUNE



Fin de matinée du 20 février 1888, Vincent glisse sous la faible clarté de cette froide journée. Sur la plaine, au loin, au-dessous des nuages, des corbeaux égarés errent, affamés de lumière et de charognes. L’homme avance d’un pas chaloupé de marin qu’il n’est pas. Ses godillots mal ferrés, humides et souillés de peinture claquent sur le chemin désert et silencieux. Il avance rapidement et sa silhouette légèrement voûtée se profile devant un chiche décor d’arbres dénudés. Il est modestement vêtu d’une veste de velours noir et d’un pantalon de drap déchiré au genou. Son visage est caché par un curieux chapeau de paille hors saison. Il fume une vieille pipe en bruyère au tuyau faiblement recourbé.

Petit à petit les ruelles apparaissent, bordées de discrètes chaumières. Vincent est inquiet : Ce nouveau lieu va t-il l’inspirer ? Ses paysages seront-ils propices à la création ? « -Ah ! Vanité des vanités ! » Crache l’homme en hollandais… Surgissant de nulle part, un chien jaillit, roux, hirsute, méchant, Vincent agite son chapeau, brandit sa canne. Le roquet s’enfuit en aboyant. La vie est absurde et désobligeante observe le chemineau, les rues sont si belles pourtant et les paysages entrevus au-delà des ruelles, bien qu’enneigés aujourd’hui, promettent tant de beautés à peindre. « Pays dont j’ai tant rêvé au temps des mangeurs de pomme de terre », se dit l’artiste qui continue d’avancer.

Tandis que le soleil insiste à bouder, la rue de la Cavalerie se révèle enfin. C’est au 30, se rappelle Vincent, un hôtel-restaurant, chez Carrel. Le quartier des maisons closes d’Arles est bien triste et sur le pavé peint de neige sale personne n’attend le client. « Trop tôt ! » raisonne le peintre en actionnant le heurtoir d’une porte qui fût neuve au temps jadis. Bien vite un homme se montre, souriant. Vincent le reconnais, c’est bien son ami Christian Vilhelm Mourier-Petersen, l’artiste peintre Danois. Il est vêtu d’une blouse de bouvier bleue et d’un pantalon de velours marron, il a un mouchoir rouge noué autour de son cou et des bottines en cuir aux pieds. Il tend à Vincent une main maculée de tâches de peinture où le rouge et le jaune dominent.

« Salut Van Gogh, dit l’homme, je t’attendais. »

Oeuvre et narration : Christian Alle

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteur

vendredi 15 mai 2020

Vague est la seconde par Chantal RAJIC


On nous parle de crête
c'est le temps des crétins.
On marche sur la crête
aveugle sans son chien.

On connaissait la nouvelle vague,
on nous prédit une seconde vague,
sans aucun vague à l'âme
qui nous surprendrait comme une lame
rendant inutiles nos larmes
pour faire couler cette arme.

Esprits meurtris des tsunamis qui nous relient,
de la seconde vague n'oubliez pas les cris.

Réfugiés de la mer,
nous ne touchons plus terre.
Loin des océans
se cachent des vivants
qui fuient la pandémie
tout au long de la nuit.

Qui dispense la pandémie ?
le panda démuni
ou le dément maudit ?
vague est la seconde
où je l'écris.

Chantal RAJIC

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteure 

mardi 12 mai 2020

Prudence fait de sa vie une oeuvre d'art !


Prudence, née en 1963 en Normandie, est une artiste peintre plasticienne, photographe et poète. Elle vit et travaille en Provence.
Artiste autodidacte, née d’une famille modeste de parents ouvriers, elle est la dernière d’une fratrie de sept enfants. De tous ces bras autour d’elle qui l’enveloppe d’amour, son monde intérieur s’éveille dès son plus jeune âge avec au milieu de tout ce tendre monde aux bras articulés et désarticulés, il y a les livres, la musique et la nature. Ses rencontres. Ses inspirations lui viennent de là. Du cosmos. De l’humain.


Son très grave accident, un certain 1er avril, comme un pied de nez à la vie, le jour de ses huit ans, bousculera autant qu’il éveillera son monde intérieur. Elle vivra ce que l’on appelle l’Etat de Mort Imminente. En suspens entre le monde invisible et celui de la matière pour ensuite réintégrer son corps. Comme un tampon à l’encre noire, elle intègre et imprimera des couleurs nouvelles et d’autres formes dans son cerveau, dans une intime articulation.


Encore jeune enfant, ce fût sa rencontre avec Christian ALLE, artiste peintre plasticien, photographe, sculpteur et poète qui vit et travaille en Normandie . Créateur et initiateur de la revue NADA-ZERO, fanzines d’art postal et de mail art, il sera pour elle sa plus grande révélation. Un éveil pour Prudence qui sera déterminant dans son accomplissement et son langage artistique. Sa seconde naissance. Un parcours initiatique qui se cimente, qui les cimente à jamais. La devise de Christian ALLE, " l’art postal est ce qui vous passe par la tête et qui arrive par la poste " un voyage sans appel pour Prudence, sans billet retour.


Une autre période sombre et longue en pleine adolescence, entre hôpital et rééducation, viendra marquer à nouveau sa vie pendant cinq années de douleurs physiques et son psychique. Pour réapprendre à marcher et puiser la force nécessaire elle choisira comme résilience l’écriture, les livres et le cœur des blouses blanches. Sa survie.


Plus tard, elle retranscrira dans son art l’instant présent et son aura. Une offrande sans contrainte. Un mouvement que l’on croit envoler. Qui s’envole et se pose, se dispose, se décompose, se recompose. Voici son art. Elle est contre tout esprit didactique et dogmatique. Le contraire est pour elle un blasphème à l’art. L’art et le Moi, ou le Moi et l’art quand l’art à ses yeux n’est que prose. L’art se pose, se montre, se présente. L’art se dilate, l’art se devine puis s’envole. L’attendu dans l’inattendu dans un lieu commun. Une rencontre. L’éphémère d’un souvenir lointain que l’on découvre à nouveau. Sans contre indication.
Ce n’est que bien plus tard, à 21 ans qu’elle arpentera pendant trois ans les couloirs de l’école des beaux-arts de Cherbourg, en cours du soir de photographie. C’est en ces lieux qu’elle joue et se jouera de et avec la lumière et les ombres. Une autre rencontre, sans rideau ni pièce de théâtre. Saisir l’insaisissable, le transgresser pour SE transgresser. L’émerger pour et s’en émerger. Rendre vivant l’espace et l’objet. Rendre vivant ce qu’on voit sans vie. Froid, morne. Rendre visible l’invisible. Redonner vie. La lumière de l’esprit. De l’âme.


Artiste tellurique, Prudence suit les lois de la nature. SA nature. Chacune de ses œuvres est pour elle une transcendance, une transgression à elle-même. Une prière à genou et à la nature qui ne lui demande rien ; ni à elle, ni à personne mais simplement l’appel d’un hommage. Sans dieu ni maître, son langage pictural et protéiforme vous emmène en voyage, l’envie d’une communion.
Prudence est une exploratrice des arts plastiques et de l’âme humaine.
Son art est parfois doux, parfois brut, parfois violent, décomposé, ludique, sensuel, sexuel, musical, parfois sauvage, esthétique, arraché ; mais inexorablement gorgé de lumière même dans ses œuvres les plus sombres, dans leurs noirs les plus profonds. Elle peint, crée comme elle aime, comme elle n’aime pas, comme elle respire, comme elle meurt, comme elle donne et reçoit, emplie d’un torrent de spontanéité, toujours en mouvement. Son art est subjectif.


C’est une artiste Libre. Une sorte d’anarchiste de l’art ; des regards empiriques sur sa conception et son approche. Prudence bouscule, interpelle. Interroge l’interrogatif qui à son tour devient l’interrogateur, l’inéluctable, l’inopiné. On la perçoit mystique, elle passe son temps à démystifier ce qui est mystifiable. Sa douance fait d’elle une artiste à fleur de peau. Elle entre dans aucun moule ou plutôt se fond dans tous les moules. L’art relève pour elle du domaine de la Liberté, rien d’autre. SA liberté ? Ressentir, observer la vie en transparence, en biais, de long en large, en travers et même en raccourci. Une louange. Une direction empirique. Une empreinte. Laisser une trace. Un abandon à soi-même pour des instants de retrouvailles. Une rencontre. Une impression de la vie pour et sur tous supports et matériaux qu’elle utilise. Un chemin. Pur, ponctuel et ponctué d’incertitude. Vif, hasardeux pour un rendez-vous commun.


Et si au hasard d’une rencontre, d’un chemin de vie, vous rencontrez Prudence, et si … et si … et si …
Et si vous lui demandez : « Prudence qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Ou allez-vous ? Que cherchez-vous ? Qui priez-vous ? »

Elle vous répondra alors qu’elle a accouché de la nature, comme vous. Que sa venue au monde était tout autant probable qu’improbable qu’est la vôtre et qu’elle ne va nulle part en particulier. Elle vous dira qu’elle n’est qu’un cri, comme vous. Un cri de la nature, du cosmos, de la Vie, comme vous. Elle vous dira qu’elle ne cherche rien en et de particulier dans son laboratoire intérieur. Prudence trouve. Elle se soumet par transparence à un langage de façon bien inné. Une émotion. Elle vous dira aussi que nous sommes tous des « spécialistes » en location.
Sa prière ?, un chant. Un Gospel très Jazzy.


Mis en ligne avec l'aimable autorisation de Prudence Peintre Plasticienne 

dimanche 10 mai 2020

Covid-19...en mai fais ce qu'il te plait !

Interview exclusive du Professeur Jean-Pierre RUPIN*, médecin des pauvres



"Je souhaite modestement apporter mes observations sur la crise sanitaire.
Je constate que sur le territoire où j'habite les gestes barrières ne sont pas respectés.
Port du masque minoritaire dans les rues et dans les grandes surfaces, 
faire ses courses en groupe où en famille (c'est normal les salles de spectacles sont fermées), 
boire des bières dans la rue (c'est normal me direz-vous les cafés sont fermés).
La distance de sécurité de 1 mètre n'est pas respectée, ne parlons pas de celle de 2 mètres qui est préconisée par l'OMS.

L'esprit frondeur des français que l'on a qualifié de gaulois réfractaire s'adapte mal à la discipline, au civisme, à l'engagement citoyen tout simplement. Rien à voir avec la Corée, la Chine, le Japon...
J'en veux pour preuve le fait que sur les réseaux sociaux, il y a des opposants pour le port du masque et des gants le jour du déconfinement le 11 mai.
Il y a déjà des opposants au futur vaccin du Covid-19 alors qu'il n'a pas été inventé !
Cela démontre, comment la paranoïa de masse peut bouleverser une société, et notre société est en péril.
Nous sommes face à un trilemme : SANTE, ECONOMIE, LIBERTÉS, qu'allons nous sacrifier ?
Le MEDEF, se frotte des mains, plus le volant de chômage augmente, plus les salaires se négocient à la baisse.

Que dire de la conceptualisation hétérogène de nos dirigeants !
Nous avons eu l'Ancien Monde et le Nouveau Monde, (sans oublier la Vrai Vie), aujourd'hui nous avons le Monde d'Avant et le Monde d’Après...
Ce ne sont que sornettes et billevesées des manipulateurs des masses laborieuses, pures chimères d'anticipation.
Sommes -nous dans un film de Sciences Fiction ?

Ce qui est clair, c'est que nous ne voulons plus de votre Monde, du tourisme de masse, de l'utilisation des énergies fossiles, de l'utilisation des transports à des fins uniquement commerciales et dommageables pour la planète, du travail comme esclavage moderne, du consumérisme pourvoyeur financier du capitalisme, de la consommation comme seule possibilité de plaisir...
Au 11, mais..."


Déconfinement à la française, les femmes et les enfants d'abord !


*Le Professeur Jean-Pierre RUPIN est épidémiologiste et anthropologue spécialisé dans le néandertalien. 
Art-thérapeute spécialisé dans la grotte de Lascaux (RNCP art-thérapie rupestre)
Spécialisé en sémantique de la Nov'langue !

J'avais demandé la lune...par Chantal Rajic


L'esprit de la lune


J'avais demandé la lune,
j'avais demandé des pierres,
j'ai obtenu des pierres de lune.

Derrière le rideau des paupières
le voile de la lune
dévoile ses mystères
aux âmes de la terre.

Sous des rides d'eau
brillent des lumières de pierre.
Je les contemple chacune
ce sont des pierres de lune.

Chantal

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteure

lundi 4 mai 2020

La lyre des délires par Chantal RAJIC


Le confit ne ment pas
(cuisson à l'étouffée)

Je n'étais pourtant pas une adepte du confit de canard, 
ni des fruits confits et encore moins de la confiture 
quand soudain
le gouvernement, les scientifiques et toute la sphère médicale autorisée
 nous parlèrent finement du confinement.
Ils en parlèrent tellement, torturant notre esprit, jusqu'au point d'en être déconfit.
Notre horizon se limitait, nous réduisant à l'état de cobaye humain de laboratoire 
tournant et retournant dans notre petite roue intérieure.

Que voulait-il apprendre de nous 
par un confinement permanent,
un confinement persistant,
un confinement perturbant,
un confinement perfusant ?

Le confit ne ment pas,
il mijote, il chuchote
à petit feu dans la cocotte
une chanson évasive d'évasion
pour limiter ses émotions
effacer ses passions,
juguler la peur
avant qu'il ne meurt,
d'un cri étouffé d'horreur.

En mélangeant ses souvenirs
accompagnés des lyres du jour
se révèlent et se réveillent 
des contes très anciens :
"La pagode du pangolin malin"
"la chaumière de la chauve-souris amie"
Inspiration et intuition débordèrent en fusion
divaguant sur les vagues d'un galion
jouant sur la lyre des délires. 

Sous un ciel étoilé,
un confiné s'est évadé.

Publié avec l'aimable autorisation de Chantal RAJIC

SONNETS par Prudence Peintre Plasticienne



L'âme à sa musique si le coeur veut bien l'entendre,
Nul besoin de labeur que le *ciel au repos dénudé,
Habille d'éternel amour pour qui veut bien s'étendre,
Dévidant à sa couche sous les plis du drapé.

L'amour à tout espoir pour un regard d'Ange,
Comme naît le bourgeon sans en connaître la rose,
Comme l'aveugle éberlué aux yeux de Michel-Ange,
Des chemins affranchis et clairs osant la pose.

Prenez fleuris mes doux sonnets chantant,
Comme le spectre amoureux de la main qui se penche,
Comme les vagues sous le navire au loin dansant,
Comme les champs qui naissent de pervenches.

Les silences et les regards alors,
N'auront d'ombre que la lumière et l'or.

Surtout, prenez bien soin de vous.
Prudence Peintre Plasticienne
2002

* Dans le texte *Ciel "Esprit"

Publiés avec l'aimable autorisation de l'auteure

mardi 21 avril 2020

L'amour des Corbières par Jean-François Gauldrée

Albas est une fête.*


-Aujourd'hui c'est l'été !
 Une fête se prépare dans notre joli village toujours délicatement fleuri, les organisateurs et
bénévoles s'activent alors que les premiers participants du rallye des tacots arrivent, moteurs
vrombissants et chromes rutilants. Ces belles autos surgissent d'une autre époque, la place du
village, parée pour l’occasion, a peine à les contenir.

 Le badaud que je suis, déambule au beau milieu de ces splendides équipages. Je vais de çà de là, observe, découvre avec émerveillement, converse avec les heureux propriétaires. Mon attention est particulièrement retenue par une Citroën des années 20. Son possesseur et sa charmante épouse ont revêtu pour l'occasion des habits de la belle époque. Chapeau haut de forme, redingote, robe à dentelles et ombrelle. Quel beau couple ! Je m’approche d’eux. Les présentations d'usage faites, avec beaucoup de sympathie, Raymonde et Francis me convient à prendre place à bord de la curieuse petite voiture jaune.


Un délicat parfum émane des sièges en moleskine de l'habitacle de la voiture.
- Dites-moi, Raymonde, n'est-ce pas curieux cette odeur de jasmin ?
Raymonde m'avoue, alors, que lorsqu'ils avaient découvert cette voiture oubliée au fond d’ une
grange, ce doux parfum l’avait étonnée...et ravie !
- Je ne suis pas surpris, les Corbières sont un pays bien mystérieux où l’on s’entoure de lumières qui ombrent tout de bleu cru et de gris bleu, nous font rêver.

 Soudain, d’un micro, une voix puissante et joviale, nous invite à rejoindre les équipages pour une balade à bord des véhicules participants. Ce charmant couple m’invite, je ne me fais pas prier, et prends place. Chapeau vissé sur la tête, lunettes de protection et gants de cuir, Francis, notre chauffeur, en un tour de manivelle démarre son engin.
 Et c'est dans les soubresauts de cette mécanique centenaire que nous ouvrons la route.
Telle une locomotive lancée sur les routes sinueuses des Corbières, la petite Citroën jaune chemine fièrement avec son cortège de « wagons » qui se balancent de virage en virage.
Il me semble voyager dans le temps, une autre dimension, et c’est agréable.
Les genêts odorants nous escortent, la garrigue desséchée par le soleil brûlant dégage un fort parfum d'herbes aromatiques, mélange subtil se confondant avec l'essence du pin.
Nos aventuriers motorisés, bras à la portière, s’enivrent de ces puissantes fragrances.
Par cette chaleur, la faune se tient à l'abri, et j'ai une pensée délicate pour notre berger, Virgile, parti en transhumance vers une terre plus hospitalière pour son troupeau durant la période estivale.
 Au chant des cigales, notre convoi poursuit sa route, traverse la vigne accrochée aux cailloux,
pénétrant chaque faille, imprégnant de ceps noirs au feuillage encore tendre la terre ocre.
Quelle magie !

 De retour au village, les joyeux participants sont accueillis par Monsieur Montlaur, notre Maire
qui préside une cérémonie d'ouverture des fêtes de l'été et nous tient un discours de circonstance fort apprécié par l'assemblée.
 Installé confortablement, à l'ombre des platanes, auprès de mes nouveaux amis, parmi les
convives, je me régale, quel repas ! Nous échangeons, notre amour des Corbières et notre intérêt pour certaines célébrités y ayant vécu, tout aussi passionnées que nous.
A ce sujet, Raymonde et Francis m’apprennent qu’ils possèdent, à Leucate, la maison de Caroline, la grand-mère de G-J Arnaud, l’auteur à succès des « Oranges de la Mer » ainsi que « Les moulins à Nuages ». Ils m’ y invitent ! C’est promis, à l’automne j’irai leur rendre visite.

Nous sommes le 7 juillet, le cers fait danser les cimes des cyprès et virevolter les feuilles des
platanes de la place.
Une bien belle manifestation artistique majeure dans les Corbières se prépare, c’est l’Art Caché.
De nombreux artistes de renom, peintres, sculpteurs, plasticiens sont invités durant le week-end à exposer leurs œuvres dans les ruelles, courettes, terrasses ou jardins fleuris de notre village qui livre ses beaux secrets. Malgré une chaleur accablante, une multitude d’esthètes ont la joie de déambuler dans cette galerie à ciel ouvert. Au gré de leur pérégrination, parfois, à leur plus grande surprise, au détour des venelles, des troubadours ambulants captivent leur attention alors que sur la place du village, les bénévoles s’activent dès les premières heures aux fourneaux, afin de combler les nombreux épicuriens. C’est que l’art de la table, importe ici, devient un art de vivre.

Et l’art de vivre !
Nos amis belges le cultivent et aiment le partager. Chaque 21 juillet, Albas l’européenne, se pavoise aux couleurs du royaume. De tout horizon les vacanciers et résidents affluent sur la place pour déguster le traditionnel « boulets- frites » copieusement arrosé de bières artisanales, belges comme il se doit ! Et c’est en musique, au « flonflon » de l’accordéon que l’on valse jusqu’au petit matin. «- Chauffe Marcel, chauffe » comme aurait aimé le dire le célébrissime Jacques Brel.

 Mais l’été à Albas c’est aussi le quatorze juillet dignement fêté. A la cérémonie succède un
apéritif pantagruélique dont les saveurs, l’originalité sont l’œuvre de Martine et Denis. Le soir,
savoureux repas et danse.
Festoyer, danser encore fin juillet, fête officielle du village, et le quinze août. Que dire des multiples concerts de haute tenue qu’abrite notre humble église de campagne, à l’issue desquels on soupe avec les artistes, occasion rêvée de rencontre inoubliable.

Le petit peuple d’Albas ne se lasse jamais de partager la joie de vivre, célébrant l’été…
Alors que la feuille de la treille change de robe pour revêtir celle de l’automne, le vigneron
entend chanter dans son foudre un raisin pétillant, et comme promis, je retrouve à Leucate dans la maison de « Caroline » Raymonde et Francis. Cette maison a su garder l’authenticité de son
charme d’antan et nous évoquons l’inauguration de Leucate plage en 1922. La magie opère, cette maison a une âme, c’est sûr ! j’entends le piano de Camille, le fils musicien de Caroline, lequel animait des croisières en Méditerranée sur le paquebot « La Reine Blanche », comme en
témoignent les multiples cartes postales qu’il lui expédie du Maroc, d’Athènes, du Caire...
Camille aurait rencontré à chaque escale, où qu’elle soit, une belle toujours vêtue de blanc,
parfumée au jasmin. Hélas leur amour était interdit. Le chagrin, la maladie emportèrent Camille.
Au soir de ses funérailles, on vit sur la place du « Brigantin » une dame blanche errer… avant de
disparaître au volant d’une fringante Citroën jaune dans un sillage floral.
 Face au mystère, il en est des sensations comme des parfums qui peuvent rester intemporels.
 Jean-François Gauldrée.

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean-François Gauldrée.


*Albas, village remarquable, se trouve au sud-ouest de Narbonne, entre Lagrasse et Durban des Corbières, au pied du Mont Tauch. Ses alentours proposent des paysages tourmentés dont le fameux géosynclinal d'Albas, Des œufs de dinosaures y ont été trouvés, côtoyant de nombreux fossiles.

lundi 20 avril 2020

Santa Madonna !


Tu, Santa Madonna me vistes nacer
Lagrima de cristal
Lagrima de vida

 Me distes la fuerza 
de atraversar el mediteraneo
mi camino no tiene fin
navegante de las tierras
le doy marcha al cuerpo
con alegria hasta Almeria !

Lagrima de cristal
Lagrima de vida
Santa Madonna, hojala !

Juan-Luis Aguilar-Anton