articles et interviews d'artistes, de directeurs de galeries, conservateurs de musées...
lundi 26 septembre 2022
La grande arnaque des retraites.
samedi 28 mai 2022
J'irai vous rencontrer et dormir chez Ivanka !
C'est l'histoire d'une vraie amitié qui est née en septembre 2020.
Je rencontre Ivanka pour la première fois dans le cadre de mon projet pour rapprocher les peuples.
Elle me raconte son histoire, elle est bulgare et à l'âge de 27 ans elle vient sur la Côte d'Azur et tombe amoureuse de la France. Depuis elle vit et travaille à Saint-Laurent du Var qui jouxte la ville de Nice.
Pour ce premier repas, elle a concocté des spécialités bulgares, tzatziki et moussaka, un régal !
Et ce qui est notre point commun, c'est qu'elle est artiste et qu'elle termine des études d'art-thérapeute.
Après deux ans de pandémie et d'enfermement, je reprend la route est décide de revoir Ivanka.
Retrouvailles avec Ivanka en mai 2022, je décide cette fois de l'inviter au restaurant car je ne suis pas un squatter mais un pèlerin de tous les possibles !
Ivanka a ouvert son cabinet d'art-thérapie et de psychothérapie et cerise sur le gâteau elle s'est mise à la course à pied. Cela me fait d'autant plus plaisir que je suis un vieux marathonien.
Visite du bord de mer à Saint-Laurent du Var
dimanche 8 mai 2022
J'irai vous rencontrer et dormir chez Cathy et Christian !
Après deux ans d'arrêt forcé pour cause de pandémie, l'Human Road Kangoo Tour Project reprend le chemin non pas de Compostelle mais celui de l'amitié, de l'hospitalité et de la fraternité.
Ceux sont les valeurs que je défend entre autres mais aussi c'est une croisade contre le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme.
Cathy et Christian habitent dans le bordelais, ce qui n'est pas pour me déplaire car j'aime déguster du bon vin. Ils m'accueillent pour la troisième fois toujours avec la même gentillesse.
Le matin, nous sommes allés visiter le cabinet d'art-thérapie de Cathy. Elle reçoit surtout des enfants, avec comme pratiques l'art-thérapie et la musicothérapie.
samedi 26 mars 2022
New stage Méditation & Mandala
Stage de Méditation & Mandala les 30 avril et 1er mai 2022
L’Association de Recherche en Arts et Thérapies vous propose
Un stage de Méditation et de Mandala thérapeutique
30 avril et 1er mai 2022
Matériels nécessaires pour le stage :
Une tenue adéquate (ex : jogging )
Zafou, coussins, plaids, tapis de relaxation…
Samedi 30 avril 2022
9h30-12h30
Accueil café : présentation du stage
• Méditation bouddhiste, de pleine conscience, de pleine présence, mindfulness…
• Méditation laïque et spiritualité laïque
- Méditation thérapeutique
• Comment la méditation peut s’intégrer dans une psychothérapie ?
- Les états de la conscience modifiée
• La posture du méditant
• L’assisse
• De l’intention à l'attention, de l'attention au renforcement de la concentration
• Méditation avec objet : le souffle
Eveil musculaire + Atelier de Méditation
12h30-13h30 Pause-repas
13h30-17h30
Eveil musculaire + Atelier de Méditation en plein air
Marche méditative, bains de forêt, arborétothérapie
• Film « Les étonnantes vertus de la Méditation »
Dimanche 1er mai 2022
9h30-12h30
Accueil café : présentation du stage
Eveil musculaire + méditation
Le Mandala thérapeutique
• La technique et le cadre thérapeutique du dessin centré
Atelier de mandala thérapeutique
Atelier de relation d’aide pour personnes douloureuses, anxieuses, dépressives…
Techniques utilisées : éveil musculaire, relaxation, cohérence cardiaque, méditation
12h30-13h30 Pause repas
13h30-17h30
Eveil musculaire + Atelier de Méditation en plein air
Marche méditative
Land art et Mandala
Cours théorique :
• Méditation et neurosciences
• Psychosomatique et médecine globale
Bilan de fin de stage
Formateur : Jean-Louis Aguilar / Art-thérapeute
Infirmier des Hôpitaux (IDE)
DU « Psychiatrie, psychothérapies médiatisées et créativité »
Certificat de Praticien en Art-thérapie
Certificat de Praticien en psychosomatique et relaxation
DU « Médecine, Méditation et Neurosciences »
Président de l'ARAT
Horaires de la formation de 9h30 à 12h30 et 13h30 à 17h30
Lieu : 9, rue Julien Imbert 34500 Béziers
Contacts :
JLAA / Art-thérapies / Formation
jlaa.artiste@gmail.com
Port. 0683595110
Tarifs : 300€
Ce tarif comprend les pauses-café et le matériel pédagogique.
Groupe de 5 personnes maxi.
Les inscriptions ne sont effectives qu’à réception de votre bulletin d’inscription accompagné de votre chèque d’arrhes de 100€ avant le 15 avril 2022.
Bulletin d’inscription :
Nom :
Prénom :
Adresse :
Mail :
Téléphone :
Bulletin d’inscription et chèque à :
Jean-Louis Aguilar
9, rue Julien Imbert
34500 Béziers
JLAA / ART-THERAPIES / FORMATION
Enseignant-Art-thérapeute-auto-entrepreneur
N° de Siret 82969583200016
Association ARAT N° de Siret 53384433800012
N° de prestataire de formation professionnelle continue 76340938134
dimanche 18 juillet 2021
Marché de l'Art-thérapie ou Art-thérapie de Marché ?
dimanche 22 novembre 2020
Un HOLD-UP de la pensée !
jeudi 20 août 2020
Le temps d'un souffle par Chantal Rajic
Le temps d'un souffle
Le temps s'est arrêté
comme une montre délaissée
sur une étagère encombrée.
Ce petit instrument
qui dicte nos instants
d'un geste mécanique
a suspendu le temps
comme une relique.
C'est le temps de l'espace
et de la parenthèse
qui s'invite à son aise.
C'est le temps encerclé
par une prothèse
coulée dans la glaise.
C'est le temps envolé
des jours évaporés.
C'est le temps disparu
chassé dans les rues
d'une rafale de vent
au souffle anesthésiant.
C'est le temps qui invente
et vante les heures perdues
aux mondes inconnus.
Chantal RAJIC
A la lumière du vide par Chantal RAJIC
A la lumière du vide...
Quand ils retirèrent leurs masques,
il n'y avait plus rien.
Le bas de leur visage avait disparu.
Ils ne pouvaient plus parler,
ils ne pouvaient plus crier,
ils ne pouvaient plus créer.
Leurs yeux regardaient le vide,
le masque avait tout emporté.
La vie rusée, derrière un virus
s'était métamorphosée.
leurs mots muets absorbés
étaient restés prisonniers.
Ils pouvaient toujours penser
et mieux contempler
le vide de leur destinée.
Dans la nuit des yeux silencieux,
s'ouvre et se ferme comme des coquilles
le regard des jours heureux.
A la lumière du vide
le vie semble plus limpide.
le vide c'est un pont,
le pont de l'imagination.
Chantal RAJIC
vendredi 10 juillet 2020
J'irai vous rencontrez et dormir chez vous !
Les réseaux sociaux et internet proposent-ils une véritable rencontre ?
Est-ce que la communication se réduit à une prolifération de moyens techniques et technologiques de communication ?
La convivialité, n'est-ce pas "le vivre ensemble", puisqu'il s'agit de s’asseoir autour d'une table pour partager des mets dans la plus grande tolérance des idées.
La règle du jeu : accueillir un étranger (moi) chez vous pendant un jour et une nuit !
De prime abord, ça a l'air d'une galéjade mais c'est beaucoup plus profond.
A la rencontre de l'autre et à la rencontre de soi, sans exclusions et sans peur de l'étrangeté de l'étranger. Une manière de partager l'amitié, l'hospitalité, la convivialité d'un repas loin de la virtualité du web.
Au risque de la rencontre ...vivre ensemble !
Loin des réseaux virtuels, que l'on nomme "sociaux", mais qui sont plus (pour moi) sur le versant de la sociopathie que de la sociabilité, j'essaye d'atteindre votre part d'humanité !
HUMAN ROAD KANGOO TOUR, c'est ma façon de lutter contre la peur de l'Autre, de l'étranger, du migrant.
De dire non au racisme, à la xénophobie, à la censure , à l'exclusion...
samedi 30 mai 2020
STAFFME : Quand le "progrès" réduit les plus faibles à une forme d'esclavage moderne!
Par Elvire Daudigny del Fondo
Dirigeante d'un cabinet de recrutement et d'un organisme formation / Métiers du document et des RH.
Mon fils me contacte hier, il vient de s'inscrire sur une plateforme collaborative "Staffme". Il s'agit d'un site mettant en relation des entreprises avec des jeunes "qualifiés et compétents" à la recherche d'un "job".
Si l'idée est intéressante, je suis étonnée d'en comprendre la forme. En creusant.... je découvre qu'il s'agit encore une offre d'uberisation du marché du travail : les jeunes sont auto-entrepreneurs, les entreprise paient une facture!
A quel prix? 16,5€/heure pour l'entreprise à qui on promet la mise en relation avec des jeunes "qualifiés". En margeant de 20%... il reste 13,2€/heure brut!! soit 10,29€ net. Transport, panier aux frais du "Staffé". Pas de chômage, pas de mutuelle, de prévoyance... Aucune protection en cas d'accident de travail...
Sachant que le Smic coûte 10,15€/heure + 13% de charges. (Si la convention de l'employeur impose un 13ème mois... c est plus cher..)!
L'entreprise fait le choix du prix et se dégage de ses responsabilités d'employeur. Il devient "client", consommateur d'une ressource humaine.
Il a été proposé à mon fils une mission à 1 heure de la maison Pour 13,2€/heure soit 10,29€ net ... pour vendre des masques et des visières. N'est-ce pas cynique? Vendre des protections sans être protégé. Ni indemnité transport, ni couverture sociale!
Nombre de témoignages rapportent des délais de paiement très longs pour les jeunes, le pompon!
Cette crise sanitaire met en lumière les aberrations d'un monde que nous avons construit qui facture notre société. Le site promet à ces jeunes l'eldorado de la liberté. Il vante un statut qui leur permet... (source du site):
- D’être flexible (tu es ton/ta propre patron/ne), 😎
- D’être libre (tu peux travailler dans n’importe quel domaine) 🌠
- De recevoir toujours tes aides à côté (bourse, allocations chômage…) 💸
- De le cumuler avec un contrat en CDI, CDD, apprentissage, stage…. 🚀
En plus, il est gratuit, rapide et simple à créer (15 à 20 minutes) 😃
Travailler plus pour gagner moins sans filets!
Je suis sidérée que voir que cette structure existe depuis 2016, ils ont lévé 3M d'euros et osent annoncer qu'ils proposent du "travail temporaire". Pour avoir travaillé dans l’intérim, je m'inscris en faux devant cette revendication. Le Travail Temporaire couvre les salariés; il n'existe pas de différence de régime entre le collaborateur de l'entreprise et l'intérimaire . Le cadre est précis, protecteur.
Cette forme d'emploi ne porte pas son nom; il s'agit juste d'une forme moderne d'esclavage.
Je tremble à l'idée que ce "post covid" ne plonge les employeurs dans un réflexe de recours à ce type d'organisme au nom de la crise. Si je suis la première à revendiquer la nécessaire évolution du cadre du travail, à regretter le manque de flexibilité que le législateur propose aujourd'hui, je refuse en bloc un modèle d'économie sociale qui ferait de nous les architectes d'un bond en arrière où les plus faibles grossiront les rangs des soupes populaires.
Sources :
https://www.linkedin.com/pulse/staffme-quand-le-progr%25C3%25A8s-r%25C3%25A9duit-les-plus-faibles-%25C3%25A0-elvire/?trackingId=vDnzMJnLIf9am6Bp%2FMx18g%3D
mercredi 20 mai 2020
Princesita de Kaulille
lundi 18 mai 2020
VERS LA MAISON JAUNE par Christian Alle
Fin de matinée du 20 février 1888, Vincent glisse sous la faible clarté de cette froide journée. Sur la plaine, au loin, au-dessous des nuages, des corbeaux égarés errent, affamés de lumière et de charognes. L’homme avance d’un pas chaloupé de marin qu’il n’est pas. Ses godillots mal ferrés, humides et souillés de peinture claquent sur le chemin désert et silencieux. Il avance rapidement et sa silhouette légèrement voûtée se profile devant un chiche décor d’arbres dénudés. Il est modestement vêtu d’une veste de velours noir et d’un pantalon de drap déchiré au genou. Son visage est caché par un curieux chapeau de paille hors saison. Il fume une vieille pipe en bruyère au tuyau faiblement recourbé.
Petit à petit les ruelles apparaissent, bordées de discrètes chaumières. Vincent est inquiet : Ce nouveau lieu va t-il l’inspirer ? Ses paysages seront-ils propices à la création ? « -Ah ! Vanité des vanités ! » Crache l’homme en hollandais… Surgissant de nulle part, un chien jaillit, roux, hirsute, méchant, Vincent agite son chapeau, brandit sa canne. Le roquet s’enfuit en aboyant. La vie est absurde et désobligeante observe le chemineau, les rues sont si belles pourtant et les paysages entrevus au-delà des ruelles, bien qu’enneigés aujourd’hui, promettent tant de beautés à peindre. « Pays dont j’ai tant rêvé au temps des mangeurs de pomme de terre », se dit l’artiste qui continue d’avancer.
Tandis que le soleil insiste à bouder, la rue de la Cavalerie se révèle enfin. C’est au 30, se rappelle Vincent, un hôtel-restaurant, chez Carrel. Le quartier des maisons closes d’Arles est bien triste et sur le pavé peint de neige sale personne n’attend le client. « Trop tôt ! » raisonne le peintre en actionnant le heurtoir d’une porte qui fût neuve au temps jadis. Bien vite un homme se montre, souriant. Vincent le reconnais, c’est bien son ami Christian Vilhelm Mourier-Petersen, l’artiste peintre Danois. Il est vêtu d’une blouse de bouvier bleue et d’un pantalon de velours marron, il a un mouchoir rouge noué autour de son cou et des bottines en cuir aux pieds. Il tend à Vincent une main maculée de tâches de peinture où le rouge et le jaune dominent.
« Salut Van Gogh, dit l’homme, je t’attendais. »
Oeuvre et narration : Christian Alle
vendredi 15 mai 2020
Vague est la seconde par Chantal RAJIC
mardi 12 mai 2020
Prudence fait de sa vie une oeuvre d'art !
Prudence, née en 1963 en Normandie, est une artiste peintre plasticienne, photographe et poète. Elle vit et travaille en Provence.
Artiste autodidacte, née d’une famille modeste de parents ouvriers, elle est la dernière d’une fratrie de sept enfants. De tous ces bras autour d’elle qui l’enveloppe d’amour, son monde intérieur s’éveille dès son plus jeune âge avec au milieu de tout ce tendre monde aux bras articulés et désarticulés, il y a les livres, la musique et la nature. Ses rencontres. Ses inspirations lui viennent de là. Du cosmos. De l’humain.
Son très grave accident, un certain 1er avril, comme un pied de nez à la vie, le jour de ses huit ans, bousculera autant qu’il éveillera son monde intérieur. Elle vivra ce que l’on appelle l’Etat de Mort Imminente. En suspens entre le monde invisible et celui de la matière pour ensuite réintégrer son corps. Comme un tampon à l’encre noire, elle intègre et imprimera des couleurs nouvelles et d’autres formes dans son cerveau, dans une intime articulation.
Encore jeune enfant, ce fût sa rencontre avec Christian ALLE, artiste peintre plasticien, photographe, sculpteur et poète qui vit et travaille en Normandie . Créateur et initiateur de la revue NADA-ZERO, fanzines d’art postal et de mail art, il sera pour elle sa plus grande révélation. Un éveil pour Prudence qui sera déterminant dans son accomplissement et son langage artistique. Sa seconde naissance. Un parcours initiatique qui se cimente, qui les cimente à jamais. La devise de Christian ALLE, " l’art postal est ce qui vous passe par la tête et qui arrive par la poste " un voyage sans appel pour Prudence, sans billet retour.
Une autre période sombre et longue en pleine adolescence, entre hôpital et rééducation, viendra marquer à nouveau sa vie pendant cinq années de douleurs physiques et son psychique. Pour réapprendre à marcher et puiser la force nécessaire elle choisira comme résilience l’écriture, les livres et le cœur des blouses blanches. Sa survie.
Plus tard, elle retranscrira dans son art l’instant présent et son aura. Une offrande sans contrainte. Un mouvement que l’on croit envoler. Qui s’envole et se pose, se dispose, se décompose, se recompose. Voici son art. Elle est contre tout esprit didactique et dogmatique. Le contraire est pour elle un blasphème à l’art. L’art et le Moi, ou le Moi et l’art quand l’art à ses yeux n’est que prose. L’art se pose, se montre, se présente. L’art se dilate, l’art se devine puis s’envole. L’attendu dans l’inattendu dans un lieu commun. Une rencontre. L’éphémère d’un souvenir lointain que l’on découvre à nouveau. Sans contre indication.
Ce n’est que bien plus tard, à 21 ans qu’elle arpentera pendant trois ans les couloirs de l’école des beaux-arts de Cherbourg, en cours du soir de photographie. C’est en ces lieux qu’elle joue et se jouera de et avec la lumière et les ombres. Une autre rencontre, sans rideau ni pièce de théâtre. Saisir l’insaisissable, le transgresser pour SE transgresser. L’émerger pour et s’en émerger. Rendre vivant l’espace et l’objet. Rendre vivant ce qu’on voit sans vie. Froid, morne. Rendre visible l’invisible. Redonner vie. La lumière de l’esprit. De l’âme.
Artiste tellurique, Prudence suit les lois de la nature. SA nature. Chacune de ses œuvres est pour elle une transcendance, une transgression à elle-même. Une prière à genou et à la nature qui ne lui demande rien ; ni à elle, ni à personne mais simplement l’appel d’un hommage. Sans dieu ni maître, son langage pictural et protéiforme vous emmène en voyage, l’envie d’une communion.
Prudence est une exploratrice des arts plastiques et de l’âme humaine.
Son art est parfois doux, parfois brut, parfois violent, décomposé, ludique, sensuel, sexuel, musical, parfois sauvage, esthétique, arraché ; mais inexorablement gorgé de lumière même dans ses œuvres les plus sombres, dans leurs noirs les plus profonds. Elle peint, crée comme elle aime, comme elle n’aime pas, comme elle respire, comme elle meurt, comme elle donne et reçoit, emplie d’un torrent de spontanéité, toujours en mouvement. Son art est subjectif.
C’est une artiste Libre. Une sorte d’anarchiste de l’art ; des regards empiriques sur sa conception et son approche. Prudence bouscule, interpelle. Interroge l’interrogatif qui à son tour devient l’interrogateur, l’inéluctable, l’inopiné. On la perçoit mystique, elle passe son temps à démystifier ce qui est mystifiable. Sa douance fait d’elle une artiste à fleur de peau. Elle entre dans aucun moule ou plutôt se fond dans tous les moules. L’art relève pour elle du domaine de la Liberté, rien d’autre. SA liberté ? Ressentir, observer la vie en transparence, en biais, de long en large, en travers et même en raccourci. Une louange. Une direction empirique. Une empreinte. Laisser une trace. Un abandon à soi-même pour des instants de retrouvailles. Une rencontre. Une impression de la vie pour et sur tous supports et matériaux qu’elle utilise. Un chemin. Pur, ponctuel et ponctué d’incertitude. Vif, hasardeux pour un rendez-vous commun.
Et si au hasard d’une rencontre, d’un chemin de vie, vous rencontrez Prudence, et si … et si … et si …
Et si vous lui demandez : « Prudence qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Ou allez-vous ? Que cherchez-vous ? Qui priez-vous ? »
Elle vous répondra alors qu’elle a accouché de la nature, comme vous. Que sa venue au monde était tout autant probable qu’improbable qu’est la vôtre et qu’elle ne va nulle part en particulier. Elle vous dira qu’elle n’est qu’un cri, comme vous. Un cri de la nature, du cosmos, de la Vie, comme vous. Elle vous dira qu’elle ne cherche rien en et de particulier dans son laboratoire intérieur. Prudence trouve. Elle se soumet par transparence à un langage de façon bien inné. Une émotion. Elle vous dira aussi que nous sommes tous des « spécialistes » en location.
Sa prière ?, un chant. Un Gospel très Jazzy.
dimanche 10 mai 2020
Covid-19...en mai fais ce qu'il te plait !
J'avais demandé la lune...par Chantal Rajic
lundi 4 mai 2020
La lyre des délires par Chantal RAJIC
SONNETS par Prudence Peintre Plasticienne
mardi 21 avril 2020
L'amour des Corbières par Jean-François Gauldrée
Une fête se prépare dans notre joli village toujours délicatement fleuri, les organisateurs et
bénévoles s'activent alors que les premiers participants du rallye des tacots arrivent, moteurs
vrombissants et chromes rutilants. Ces belles autos surgissent d'une autre époque, la place du
village, parée pour l’occasion, a peine à les contenir.
Le badaud que je suis, déambule au beau milieu de ces splendides équipages. Je vais de çà de là, observe, découvre avec émerveillement, converse avec les heureux propriétaires. Mon attention est particulièrement retenue par une Citroën des années 20. Son possesseur et sa charmante épouse ont revêtu pour l'occasion des habits de la belle époque. Chapeau haut de forme, redingote, robe à dentelles et ombrelle. Quel beau couple ! Je m’approche d’eux. Les présentations d'usage faites, avec beaucoup de sympathie, Raymonde et Francis me convient à prendre place à bord de la curieuse petite voiture jaune.
Un délicat parfum émane des sièges en moleskine de l'habitacle de la voiture.
- Dites-moi, Raymonde, n'est-ce pas curieux cette odeur de jasmin ?
Raymonde m'avoue, alors, que lorsqu'ils avaient découvert cette voiture oubliée au fond d’ une
grange, ce doux parfum l’avait étonnée...et ravie !
- Je ne suis pas surpris, les Corbières sont un pays bien mystérieux où l’on s’entoure de lumières qui ombrent tout de bleu cru et de gris bleu, nous font rêver.
Soudain, d’un micro, une voix puissante et joviale, nous invite à rejoindre les équipages pour une balade à bord des véhicules participants. Ce charmant couple m’invite, je ne me fais pas prier, et prends place. Chapeau vissé sur la tête, lunettes de protection et gants de cuir, Francis, notre chauffeur, en un tour de manivelle démarre son engin.
Et c'est dans les soubresauts de cette mécanique centenaire que nous ouvrons la route.
Telle une locomotive lancée sur les routes sinueuses des Corbières, la petite Citroën jaune chemine fièrement avec son cortège de « wagons » qui se balancent de virage en virage.
Il me semble voyager dans le temps, une autre dimension, et c’est agréable.
Les genêts odorants nous escortent, la garrigue desséchée par le soleil brûlant dégage un fort parfum d'herbes aromatiques, mélange subtil se confondant avec l'essence du pin.
Nos aventuriers motorisés, bras à la portière, s’enivrent de ces puissantes fragrances.
Par cette chaleur, la faune se tient à l'abri, et j'ai une pensée délicate pour notre berger, Virgile, parti en transhumance vers une terre plus hospitalière pour son troupeau durant la période estivale.
Au chant des cigales, notre convoi poursuit sa route, traverse la vigne accrochée aux cailloux,
pénétrant chaque faille, imprégnant de ceps noirs au feuillage encore tendre la terre ocre.
Quelle magie !
De retour au village, les joyeux participants sont accueillis par Monsieur Montlaur, notre Maire
qui préside une cérémonie d'ouverture des fêtes de l'été et nous tient un discours de circonstance fort apprécié par l'assemblée.
Installé confortablement, à l'ombre des platanes, auprès de mes nouveaux amis, parmi les
convives, je me régale, quel repas ! Nous échangeons, notre amour des Corbières et notre intérêt pour certaines célébrités y ayant vécu, tout aussi passionnées que nous.
A ce sujet, Raymonde et Francis m’apprennent qu’ils possèdent, à Leucate, la maison de Caroline, la grand-mère de G-J Arnaud, l’auteur à succès des « Oranges de la Mer » ainsi que « Les moulins à Nuages ». Ils m’ y invitent ! C’est promis, à l’automne j’irai leur rendre visite.
Nous sommes le 7 juillet, le cers fait danser les cimes des cyprès et virevolter les feuilles des
platanes de la place.
Une bien belle manifestation artistique majeure dans les Corbières se prépare, c’est l’Art Caché.
De nombreux artistes de renom, peintres, sculpteurs, plasticiens sont invités durant le week-end à exposer leurs œuvres dans les ruelles, courettes, terrasses ou jardins fleuris de notre village qui livre ses beaux secrets. Malgré une chaleur accablante, une multitude d’esthètes ont la joie de déambuler dans cette galerie à ciel ouvert. Au gré de leur pérégrination, parfois, à leur plus grande surprise, au détour des venelles, des troubadours ambulants captivent leur attention alors que sur la place du village, les bénévoles s’activent dès les premières heures aux fourneaux, afin de combler les nombreux épicuriens. C’est que l’art de la table, importe ici, devient un art de vivre.
Et l’art de vivre !
Nos amis belges le cultivent et aiment le partager. Chaque 21 juillet, Albas l’européenne, se pavoise aux couleurs du royaume. De tout horizon les vacanciers et résidents affluent sur la place pour déguster le traditionnel « boulets- frites » copieusement arrosé de bières artisanales, belges comme il se doit ! Et c’est en musique, au « flonflon » de l’accordéon que l’on valse jusqu’au petit matin. «- Chauffe Marcel, chauffe » comme aurait aimé le dire le célébrissime Jacques Brel.
Mais l’été à Albas c’est aussi le quatorze juillet dignement fêté. A la cérémonie succède un
apéritif pantagruélique dont les saveurs, l’originalité sont l’œuvre de Martine et Denis. Le soir,
savoureux repas et danse.
Festoyer, danser encore fin juillet, fête officielle du village, et le quinze août. Que dire des multiples concerts de haute tenue qu’abrite notre humble église de campagne, à l’issue desquels on soupe avec les artistes, occasion rêvée de rencontre inoubliable.
Le petit peuple d’Albas ne se lasse jamais de partager la joie de vivre, célébrant l’été…
Alors que la feuille de la treille change de robe pour revêtir celle de l’automne, le vigneron
entend chanter dans son foudre un raisin pétillant, et comme promis, je retrouve à Leucate dans la maison de « Caroline » Raymonde et Francis. Cette maison a su garder l’authenticité de son
charme d’antan et nous évoquons l’inauguration de Leucate plage en 1922. La magie opère, cette maison a une âme, c’est sûr ! j’entends le piano de Camille, le fils musicien de Caroline, lequel animait des croisières en Méditerranée sur le paquebot « La Reine Blanche », comme en
témoignent les multiples cartes postales qu’il lui expédie du Maroc, d’Athènes, du Caire...
Camille aurait rencontré à chaque escale, où qu’elle soit, une belle toujours vêtue de blanc,
parfumée au jasmin. Hélas leur amour était interdit. Le chagrin, la maladie emportèrent Camille.
Au soir de ses funérailles, on vit sur la place du « Brigantin » une dame blanche errer… avant de
disparaître au volant d’une fringante Citroën jaune dans un sillage floral.
Face au mystère, il en est des sensations comme des parfums qui peuvent rester intemporels.
Jean-François Gauldrée.
*Albas, village remarquable, se trouve au sud-ouest de Narbonne, entre Lagrasse et Durban des Corbières, au pied du Mont Tauch. Ses alentours proposent des paysages tourmentés dont le fameux géosynclinal d'Albas, Des œufs de dinosaures y ont été trouvés, côtoyant de nombreux fossiles.






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