vendredi 23 octobre 2015

Lola Alvarez Bravo, la photographe qui a immortalisé Frida Kahlo

mardi 20 octobre 2015

Claude ABAD à la Galerie Sophie Julien

J'ai rencontré le peintre Claude Abad à la Galerie Sophie Julien  le 10 septembre pendant le vernissage de son expo.. Je dis rencontrer à dessein car nous nous connaissons depuis 40 ans sans nous être rencontrés réellement.

J'ai été saisi par la division de l'espace dans ses compositions, et j'ai pensé à Kandinsky !


Claude Abad porte une attention particulière au travail des nuances de couleurs, qui permettent la mise en place d'un fond sur lequel il va asseoir et construire son œuvre.

Il se réclame de la non-figuration,  mais à travers les collages de textes, il vient signifier comme une parole interdite.


Au sous-sol : 
Des corps sous contention, muselés...



Des portraits à peine esquissés qui gardent leur mystère...



Des sous-verres:



3 œuvres qui nous plongent dans une profonde rêverie...


J'aurai souhaité rencontrer Claude Abad dans son atelier pour m'immerger dans son univers et être moins superficiel dans mes interprétations, mais cela ne lui a pas été possible et je le respecte.

 Sophie Julien  accorde une grande importance à la mise en scène des œuvres de l'artiste, elle permet de donner un rythme, une respiration, des trouvailles dans l'occupation de l'espace.

Très jeune, elle est devenue collectionneuse et a développé une addiction pour l'art.

 Galerie Sophie Julien : https://www.facebook.com/galerie.sophie.julien
 http://www.artdanslair.fr/locations/galerie-dart-sophie-julien/

Jean-Louis Aguilar-Anton / Art'Blogueur


lundi 28 septembre 2015

Musique : Inna Modja, mauvaise fille féministe

— Mis à jour le 25 septembre 2015 à 16h25
 
 

Nouvel album : "Motel Bamako" 

Dans son nouvel album, « Motel Bamako », la chanteuse appelle les femmes à se libérer des carcans religieux ou sociétaux. Elle évoque également la guerre qui gangrène le Mali. 

Son style ne laisse plus de place au doute. Veste en tissu traditionnel, chaussures en wax et coiffure tout en volume : à 31 ans, Inna Modja revendique ses origines et travaille son look afro-urbain. L’image – glam pour certains, lisse pour d’autres – arborée dans ses précédents albums prend de la couleur. « Pour mon troisième disque, j’ai eu envie de m’exprimer à 100 % en accord avec mes origines maliennes. » Le déclic ? Lorsqu’elle fait écouter son titre « Spirit » à sa grand-mère : « Elle n’a rien compris car elle ne parle ni anglais ni français. À ce moment, je me suis rendu compte que je m’étais beaucoup trop éloignée de ce que je suis. »

Pour se rapprocher des siens, la protégée de Salif Keita, qui a commencé à donner de la voix à 15 ans dans le groupe Rail Band de Bamako, mélange désormais rap en bambara, sa langue maternelle, et sonorités traditionnelles. « Après la musique traditionnelle, le hip-hop est l’un des styles les plus importants au Mali, soutient Inna Modja. Le message doit être compris par les Maliens car j’évoque des sujets importants pour notre pays. »


La menace de l’islamisme radical dans le nord du pays, le sort des déplacés ou encore le statut des femmes dans les sociétés africaines sont autant de thèmes évoqués au gré des treize morceaux. Les textes sont accusateurs et mordants, à l’image de celle qui a développé un caractère bien trempé, entourée d’une fratrie de six frères et sœurs. Au point que sa mère a préféré l’appeler non pas Inna Bocoum, son vrai nom, mais Inna Modja, la « mauvaise fille » en bambara.

Sur la question sensible du conflit au Mali, la chanteuse débite un discours bien rôdé. Elle confie qu’elle ne pensait pas que « la guerre allait durer trois ans » et souhaite que « la situation se débloque ». Et de poursuivre : « Les musulmans et les chrétiens cohabitent parfaitement depuis des générations. Le Mali n’est pas un pays où l’on applique la charia » puisqu’on est « malien avant d’être religieux ». Elle n’en dira pas plus, se contentant de répéter inlassablement qu’elle n’est pas une « politicienne », et refusera par exemple de se prononcer sur la présence militaire française et l’opération Barkhane. En pleine campagne promotionnelle pour son troisième album, inutile de froisser qui que ce soit !

Inna Modja est plus volontiers bavarde quand il s’agit d’aborder des sujets humanitaires. Depuis qu’elle est arrivée en France à l’âge de 19 ans pour faire ses études, elle ne cesse de défendre la cause des femmes et revient souvent sur son excision « réalisée par un membre de sa famille à l’insu de ses parents ».


Dans son clip « Tombouctou », en s’attaquant au port du voile forcé, elle encourage les femmes à se libérer. On y voit sa sœur, sa nièce et sa tante, un foulard sur la bouche qu’elles finissent par enlever pour s’exprimer. Un désir d’émancipation, un leitmotiv que lui a inculqué sa mère, sage-femme, dès son plus jeune âge. « Même s’il y a encore beaucoup de retard au Mali, on incite les femmes à étudier, à développer des petits commerces et à investir des postes politiques. L’égalité est très importante, elle doit se faire », poursuit-elle.

On y aperçoit aussi une femme seins nus sur lesquels est inscrit « freedom ». Point de Femen, ici. « C’est une référence à la femme de Patrice Lumumba. À la mort de son époux, elle s’est dénudée pour montrer l’ampleur de sa douleur. Elle a voulu taper du poing sur la table. Un modèle pour nous, les Maliennes. Nous sommes une force, nous ne devons pas nous taire pour permettre le retour de la paix dans notre pays. »

 http://www.jeuneafrique.com/mag/265798/culture/musique-inna-modja-mauvaise-fille-feministe/

mercredi 9 septembre 2015

L'Individu Ingouvernable par Roland GORI



L'histoire serait-elle un éternel recommencement ? Les pratiques libérales de gouvernement en organisant la société sur les valeurs bourgeoises de compétition et d'individualisme ne conduisent-elles pas à terme au désordre social et à l'apathie politique ? Sans céder au "démon de l'analogie" en Histoire, l'ouvrage montre les liens étroits qui, depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours, unissent les crises politiques des libéralismes aux discrédits des institutions parlementaires, à l'émergence des populismes, et aux violences destructrices des guerres et des terrorismes. A chaque fois le monde de la sécurité, établi sur les promesses sociales et politiques de la raison, de la responsabilité morale, de l'autonomie de la volonté individuelle, de l'émancipation par le développement des techniques et des sciences, à chaque fois ce monde s'effondre. A chaque fois, la raison et la liberté se révèlent comme des illusions hypocrites permettant la soumission sociale des peuples. A chaque fois l'espace authentique du politique se réduit comme peau de chagrin au profit de dispositifs aliénants, mais efficaces, contraignant les individus à s'adapter aux automatismes des machines et des procédures. A chaque fois l'accroissement des richesses collectives s'accompagne du profit de quelques-uns aux dépens de tous.

pour commander le livre :
http://www.amazon.fr/LIndividu-Ingouvernable-Gori-Roland/dp/B00VJJIF30

samedi 5 septembre 2015

L'art brut, de l'asile au marché

Jean Dubuffet n'est plus là pour protéger les grands artistes marginaux des appétits du marché. Les créations singulières et fascinantes des Darger, Wölfli, Corbaz... vont-elles y perdre leur âme ?

Au début des années 1970, faute d'avoir trouvé en France une institution partante pour en faire un musée à sa façon, l'artiste Jean Dubuffet offre à la ville de Lausanne sa collection d'art brut. Dans les caisses expédiées en Suisse, quatre mille pièces hétéroclites parmi lesquelles des dessins surchargés, des peintures aux couleurs vives, des sculptures en bois ou en fer-blanc, des broderies bizarroïdes... L'ensemble, fruit de trois décennies de recherches et collectes tous azimuts, passe la frontière en tant que « documents ». Le fisc français valide. Nuls droits de douane à payer pour ces machins considérés comme étant sans valeur. La Collection de l'art brut devient un musée, inauguré en 1976 sur les hauteurs du lac Léman.

 Quarante ans plus tard, certains de ces « machins » ont gagné le statut de chefs-d'œuvre inestimables. L'art brut, après avoir été la passion secrète de petits groupes marginaux et heureux de l'être, est sorti de sa tanière. On lui déroule le tapis rouge, on l'invite à la Biennale de Venise ou à la Fiac. Après l'avoir royalement ignoré, le milieu de l'art contemporain s'en est entiché. Et la cote de ces artistes autrefois méprisés explose.



dimanche 30 août 2015

Francisco CUNHA de MONTEVIDEO (Uruguay)



De la intención de indagar, entender y cuestionar mi proceso y desarrollo artístico y sus productos, surge esta selección de obras realizadas en los últimos cinco años.

                                                      Planeta sin nombre

Abarca exposiciones, dibujos inéditos, piezas rechazadas, bocetos, colaboraciones y proyectos personales.

                                                                 GATOS

Sobre mi obra:
Busco respuestas sobre lo que emociona, la superación del miedo, la ilusión del control.
Investigo sobre las posibilidades de trabajar con lo mínimo y capturar lo espontáneo. El dibujo y la animación son mis herramientas principales. Lograr una obra compleja partiendo de lugares pequeños es la forma de vencer mis propias barreras.

                                                         MONTEVIDEO

CV : http://fran.com.uy/BOX/CV_FRANCISCO_CUNHA.pdf

                                                            Los refugios
 
Contacto :
reydefrancia@gmail.com
098 044 776
Las gracias a Sylvia FERRARO que me hiso conocer a Francisco CUNHA.

mardi 25 août 2015

Claude Brun (Centre d'Etude de l'Expression)

Claude Brun
France, La Seyne, 24 août 1914 – ?

Les éléments biographiques dont nous disposons sont issus des textes qui figurent au verso de certaines œuvres et de quelques données d’un dossier d’archive de l’hôpital. D’après ces documents, Claude Brun a dû être hospitalisé à la Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale de l’hôpital Sainte-Anne à partir des années 50.
La dizaine de gouaches conservée dans la Collection Sainte-Anne constitue un ensemble homogène de petits formats, caractérisé par un goût pour des compositions aux coloris très équilibrés. les motifs, abstraits ou allégoriques, intègrent souvent des devises en latin et des noms de personnages célèbres; ce sont souvent des peintres tels que Picasso ou Matisse, ce qui laisse penser que cet artiste avait une connaissance du monde culturel de son époque.
Les œuvres qui figurent à l’inventaire de la Collection Sainte-Anne ne représentent sans doute qu’une petite partie de sa production. Elles ont été réalisées à la Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale où Claude Brun était hospitalisé, et le patient a fait du professeur Deniker le destinataire de certaines gouaches.
Les thèmes sont la plupart du temps satiriques et parodiques et ils laissent deviner que l’auteur avait des convictions très affirmées.
Deux dessins de Claude Brun figuraient à l’exposition Paris/Paris 1937-1957 au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou en 1981, ce qui constitue une réelle reconnaissance de la qualité de l’artiste et de la position de cette œuvre au sein de l’histoire de l’art du XXème siècle.

Claude Brun,Sans titre, 19 août 1952
Encre, gouache, vernis sur papier 20,1 x 25,6 cmr
© crédit photographique 
Collection Sainte-Anne 
nv. n°0082

Les œuvres de Claude Brun furent présentées à :
  • Paris, 1981, Centre Georges-Pompidou, Paris/Paris 1937-1957, du 28 mai au 2 novembre 1984.
  • Paris, 2000, Université René Descartes – Paris V, Galerie Saint-Germain, De Sainte-Anne et d’ailleurs : Collection ancienne du Centre d’Etude de l’Expression, , du 27  juin au 11 juillet 2000 (catalogue épuisé).
  • Paris, 2003, Galerie Nationale du Jeu de Paume, La clé des champs, du 9 juillet au 28 septembre 2003 (catalogue épuisé).
  • Paris, 2004, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, Rouge – œuvres de la collection ancienne du C.E.E., du 17 septembre au 10 octobre 2004 (catalogue disponible).
  • Paris, 2007, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, La couleur des mots, du 15 septembre au 20 octobre 2007 (catalogue d’exposition disponible).
  • Montbrison, 2012, Musée d’Allard, De l’Art Brut et d’autres choses, du 6 avril au 4 novembre 2012.
  • Paris, 2015, Centre hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac, L’art pour l’art, la Collection Sainte-Anne, du 29 mai au 28 juillet 2015. 

Claude Brun, Sans titre, 14 août 1952
Encre, crayon de couleur, stylo à bille sur papier
20,6 x 25,7 cm
© crédit photographique
Collection Sainte-Anne
inv. n°0083

 Une biographie de l’artiste Claude Brun est également disponible dans le Tome 4 De L’art des fous à l’œuvre d’art aux éditions Edite – Centre d’Etude de l’Expression, 2010, p.21.

Sources : 

Chaque mois le Centre d'Etude de l'Expression vous fait découvrir un artiste de la Collection Sainte-Anne.
Découvrez ce mois-ci l'artiste Claude Brun.