dimanche 10 mai 2020

Covid-19...en mai fais ce qu'il te plait !

Interview exclusive du Professeur Jean-Pierre RUPIN*, médecin des pauvres



"Je souhaite modestement apporter mes observations sur la crise sanitaire.
Je constate que sur le territoire où j'habite les gestes barrières ne sont pas respectés.
Port du masque minoritaire dans les rues et dans les grandes surfaces, 
faire ses courses en groupe où en famille (c'est normal les salles de spectacles sont fermées), 
boire des bières dans la rue (c'est normal me direz-vous les cafés sont fermés).
La distance de sécurité de 1 mètre n'est pas respectée, ne parlons pas de celle de 2 mètres qui est préconisée par l'OMS.

L'esprit frondeur des français que l'on a qualifié de gaulois réfractaire s'adapte mal à la discipline, au civisme, à l'engagement citoyen tout simplement. Rien à voir avec la Corée, la Chine, le Japon...
J'en veux pour preuve le fait que sur les réseaux sociaux, il y a des opposants pour le port du masque et des gants le jour du déconfinement le 11 mai.
Il y a déjà des opposants au futur vaccin du Covid-19 alors qu'il n'a pas été inventé !
Cela démontre, comment la paranoïa de masse peut bouleverser une société, et notre société est en péril.
Nous sommes face à un trilemme : SANTE, ECONOMIE, LIBERTÉS, qu'allons nous sacrifier ?
Le MEDEF, se frotte des mains, plus le volant de chômage augmente, plus les salaires se négocient à la baisse.

Que dire de la conceptualisation hétérogène de nos dirigeants !
Nous avons eu l'Ancien Monde et le Nouveau Monde, (sans oublier la Vrai Vie), aujourd'hui nous avons le Monde d'Avant et le Monde d’Après...
Ce ne sont que sornettes et billevesées des manipulateurs des masses laborieuses, pures chimères d'anticipation.
Sommes -nous dans un film de Sciences Fiction ?

Ce qui est clair, c'est que nous ne voulons plus de votre Monde, du tourisme de masse, de l'utilisation des énergies fossiles, de l'utilisation des transports à des fins uniquement commerciales et dommageables pour la planète, du travail comme esclavage moderne, du consumérisme pourvoyeur financier du capitalisme, de la consommation comme seule possibilité de plaisir...
Au 11, mais..."


Déconfinement à la française, les femmes et les enfants d'abord !


*Le Professeur Jean-Pierre RUPIN est épidémiologiste et anthropologue spécialisé dans le néandertalien. 
Art-thérapeute spécialisé dans la grotte de Lascaux (RNCP art-thérapie rupestre)
Spécialisé en sémantique de la Nov'langue !

J'avais demandé la lune...par Chantal Rajic


L'esprit de la lune


J'avais demandé la lune,
j'avais demandé des pierres,
j'ai obtenu des pierres de lune.

Derrière le rideau des paupières
le voile de la lune
dévoile ses mystères
aux âmes de la terre.

Sous des rides d'eau
brillent des lumières de pierre.
Je les contemple chacune
ce sont des pierres de lune.

Chantal

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteure

lundi 4 mai 2020

La lyre des délires par Chantal RAJIC


Le confit ne ment pas
(cuisson à l'étouffée)

Je n'étais pourtant pas une adepte du confit de canard, 
ni des fruits confits et encore moins de la confiture 
quand soudain
le gouvernement, les scientifiques et toute la sphère médicale autorisée
 nous parlèrent finement du confinement.
Ils en parlèrent tellement, torturant notre esprit, jusqu'au point d'en être déconfit.
Notre horizon se limitait, nous réduisant à l'état de cobaye humain de laboratoire 
tournant et retournant dans notre petite roue intérieure.

Que voulait-il apprendre de nous 
par un confinement permanent,
un confinement persistant,
un confinement perturbant,
un confinement perfusant ?

Le confit ne ment pas,
il mijote, il chuchote
à petit feu dans la cocotte
une chanson évasive d'évasion
pour limiter ses émotions
effacer ses passions,
juguler la peur
avant qu'il ne meurt,
d'un cri étouffé d'horreur.

En mélangeant ses souvenirs
accompagnés des lyres du jour
se révèlent et se réveillent 
des contes très anciens :
"La pagode du pangolin malin"
"la chaumière de la chauve-souris amie"
Inspiration et intuition débordèrent en fusion
divaguant sur les vagues d'un galion
jouant sur la lyre des délires. 

Sous un ciel étoilé,
un confiné s'est évadé.

Publié avec l'aimable autorisation de Chantal RAJIC

SONNETS par Prudence Peintre Plasticienne



L'âme à sa musique si le coeur veut bien l'entendre,
Nul besoin de labeur que le *ciel au repos dénudé,
Habille d'éternel amour pour qui veut bien s'étendre,
Dévidant à sa couche sous les plis du drapé.

L'amour à tout espoir pour un regard d'Ange,
Comme naît le bourgeon sans en connaître la rose,
Comme l'aveugle éberlué aux yeux de Michel-Ange,
Des chemins affranchis et clairs osant la pose.

Prenez fleuris mes doux sonnets chantant,
Comme le spectre amoureux de la main qui se penche,
Comme les vagues sous le navire au loin dansant,
Comme les champs qui naissent de pervenches.

Les silences et les regards alors,
N'auront d'ombre que la lumière et l'or.

Surtout, prenez bien soin de vous.
Prudence Peintre Plasticienne
2002

* Dans le texte *Ciel "Esprit"

Publiés avec l'aimable autorisation de l'auteure

mardi 21 avril 2020

L'amour des Corbières par Jean-François Gauldrée

Albas est une fête.*


-Aujourd'hui c'est l'été !
 Une fête se prépare dans notre joli village toujours délicatement fleuri, les organisateurs et
bénévoles s'activent alors que les premiers participants du rallye des tacots arrivent, moteurs
vrombissants et chromes rutilants. Ces belles autos surgissent d'une autre époque, la place du
village, parée pour l’occasion, a peine à les contenir.

 Le badaud que je suis, déambule au beau milieu de ces splendides équipages. Je vais de çà de là, observe, découvre avec émerveillement, converse avec les heureux propriétaires. Mon attention est particulièrement retenue par une Citroën des années 20. Son possesseur et sa charmante épouse ont revêtu pour l'occasion des habits de la belle époque. Chapeau haut de forme, redingote, robe à dentelles et ombrelle. Quel beau couple ! Je m’approche d’eux. Les présentations d'usage faites, avec beaucoup de sympathie, Raymonde et Francis me convient à prendre place à bord de la curieuse petite voiture jaune.


Un délicat parfum émane des sièges en moleskine de l'habitacle de la voiture.
- Dites-moi, Raymonde, n'est-ce pas curieux cette odeur de jasmin ?
Raymonde m'avoue, alors, que lorsqu'ils avaient découvert cette voiture oubliée au fond d’ une
grange, ce doux parfum l’avait étonnée...et ravie !
- Je ne suis pas surpris, les Corbières sont un pays bien mystérieux où l’on s’entoure de lumières qui ombrent tout de bleu cru et de gris bleu, nous font rêver.

 Soudain, d’un micro, une voix puissante et joviale, nous invite à rejoindre les équipages pour une balade à bord des véhicules participants. Ce charmant couple m’invite, je ne me fais pas prier, et prends place. Chapeau vissé sur la tête, lunettes de protection et gants de cuir, Francis, notre chauffeur, en un tour de manivelle démarre son engin.
 Et c'est dans les soubresauts de cette mécanique centenaire que nous ouvrons la route.
Telle une locomotive lancée sur les routes sinueuses des Corbières, la petite Citroën jaune chemine fièrement avec son cortège de « wagons » qui se balancent de virage en virage.
Il me semble voyager dans le temps, une autre dimension, et c’est agréable.
Les genêts odorants nous escortent, la garrigue desséchée par le soleil brûlant dégage un fort parfum d'herbes aromatiques, mélange subtil se confondant avec l'essence du pin.
Nos aventuriers motorisés, bras à la portière, s’enivrent de ces puissantes fragrances.
Par cette chaleur, la faune se tient à l'abri, et j'ai une pensée délicate pour notre berger, Virgile, parti en transhumance vers une terre plus hospitalière pour son troupeau durant la période estivale.
 Au chant des cigales, notre convoi poursuit sa route, traverse la vigne accrochée aux cailloux,
pénétrant chaque faille, imprégnant de ceps noirs au feuillage encore tendre la terre ocre.
Quelle magie !

 De retour au village, les joyeux participants sont accueillis par Monsieur Montlaur, notre Maire
qui préside une cérémonie d'ouverture des fêtes de l'été et nous tient un discours de circonstance fort apprécié par l'assemblée.
 Installé confortablement, à l'ombre des platanes, auprès de mes nouveaux amis, parmi les
convives, je me régale, quel repas ! Nous échangeons, notre amour des Corbières et notre intérêt pour certaines célébrités y ayant vécu, tout aussi passionnées que nous.
A ce sujet, Raymonde et Francis m’apprennent qu’ils possèdent, à Leucate, la maison de Caroline, la grand-mère de G-J Arnaud, l’auteur à succès des « Oranges de la Mer » ainsi que « Les moulins à Nuages ». Ils m’ y invitent ! C’est promis, à l’automne j’irai leur rendre visite.

Nous sommes le 7 juillet, le cers fait danser les cimes des cyprès et virevolter les feuilles des
platanes de la place.
Une bien belle manifestation artistique majeure dans les Corbières se prépare, c’est l’Art Caché.
De nombreux artistes de renom, peintres, sculpteurs, plasticiens sont invités durant le week-end à exposer leurs œuvres dans les ruelles, courettes, terrasses ou jardins fleuris de notre village qui livre ses beaux secrets. Malgré une chaleur accablante, une multitude d’esthètes ont la joie de déambuler dans cette galerie à ciel ouvert. Au gré de leur pérégrination, parfois, à leur plus grande surprise, au détour des venelles, des troubadours ambulants captivent leur attention alors que sur la place du village, les bénévoles s’activent dès les premières heures aux fourneaux, afin de combler les nombreux épicuriens. C’est que l’art de la table, importe ici, devient un art de vivre.

Et l’art de vivre !
Nos amis belges le cultivent et aiment le partager. Chaque 21 juillet, Albas l’européenne, se pavoise aux couleurs du royaume. De tout horizon les vacanciers et résidents affluent sur la place pour déguster le traditionnel « boulets- frites » copieusement arrosé de bières artisanales, belges comme il se doit ! Et c’est en musique, au « flonflon » de l’accordéon que l’on valse jusqu’au petit matin. «- Chauffe Marcel, chauffe » comme aurait aimé le dire le célébrissime Jacques Brel.

 Mais l’été à Albas c’est aussi le quatorze juillet dignement fêté. A la cérémonie succède un
apéritif pantagruélique dont les saveurs, l’originalité sont l’œuvre de Martine et Denis. Le soir,
savoureux repas et danse.
Festoyer, danser encore fin juillet, fête officielle du village, et le quinze août. Que dire des multiples concerts de haute tenue qu’abrite notre humble église de campagne, à l’issue desquels on soupe avec les artistes, occasion rêvée de rencontre inoubliable.

Le petit peuple d’Albas ne se lasse jamais de partager la joie de vivre, célébrant l’été…
Alors que la feuille de la treille change de robe pour revêtir celle de l’automne, le vigneron
entend chanter dans son foudre un raisin pétillant, et comme promis, je retrouve à Leucate dans la maison de « Caroline » Raymonde et Francis. Cette maison a su garder l’authenticité de son
charme d’antan et nous évoquons l’inauguration de Leucate plage en 1922. La magie opère, cette maison a une âme, c’est sûr ! j’entends le piano de Camille, le fils musicien de Caroline, lequel animait des croisières en Méditerranée sur le paquebot « La Reine Blanche », comme en
témoignent les multiples cartes postales qu’il lui expédie du Maroc, d’Athènes, du Caire...
Camille aurait rencontré à chaque escale, où qu’elle soit, une belle toujours vêtue de blanc,
parfumée au jasmin. Hélas leur amour était interdit. Le chagrin, la maladie emportèrent Camille.
Au soir de ses funérailles, on vit sur la place du « Brigantin » une dame blanche errer… avant de
disparaître au volant d’une fringante Citroën jaune dans un sillage floral.
 Face au mystère, il en est des sensations comme des parfums qui peuvent rester intemporels.
 Jean-François Gauldrée.

Mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean-François Gauldrée.


*Albas, village remarquable, se trouve au sud-ouest de Narbonne, entre Lagrasse et Durban des Corbières, au pied du Mont Tauch. Ses alentours proposent des paysages tourmentés dont le fameux géosynclinal d'Albas, Des œufs de dinosaures y ont été trouvés, côtoyant de nombreux fossiles.

lundi 20 avril 2020

Santa Madonna !


Tu, Santa Madonna me vistes nacer
Lagrima de cristal
Lagrima de vida

 Me distes la fuerza 
de atraversar el mediteraneo
mi camino no tiene fin
navegante de las tierras
le doy marcha al cuerpo
con alegria hasta Almeria !

Lagrima de cristal
Lagrima de vida
Santa Madonna, hojala !

Juan-Luis Aguilar-Anton

lundi 13 avril 2020

Santa Corona de Espinas !


Me tienes clavado en mi casa
como un gusano
encogido en el barro
preso de si mismo
aislado de todas partes
por nuestra propia culpa
quiero salir de tu locura
que has echo de nuestra vida

Corona de Espinas
me tienes clavado en casa
y par postres, estamos en pascuas
Aleluya !



Juan-Luis Aguilar-Anton  / Art'blogueur